Publié le 30 Mai 2009


Un temps superbe, exceptionnel ciel bleu, peu de vent, idéal pour cette deuxième journée de recherches sur le Ravenel, avec nos deux bateaux, bien équipés. Nos amis journalistes du Figaro magazine sont arrivés et nous accompagnent.

15 aller-retours de 1 mille et demi, espacés de cent mètres au milieu de globicéphales, de phoques et à quelques centaines de mètres des baleines. Les phoques, pas du tout intimidés, sont allés examiner notre équipement à proximité du Zéphyr.
Les liaisons VHF entre la zone de Bob-Rocks et Saint-Pierre sont parfaites : 18 km en ligne directe.

Un écho retient notre attention parmi les centaines pris par le sonar. Nous avons ses coordonnées GPS, et nous nous rendrons sur place dès que possible pour vérifier ce qu'il cache, grâce à nos caméras et aux plongeurs du  GPDA
Mais la météo prévoit demain - samedi - du mauvais temps : pluie et vent de sud-est à 25 knt ce qui empèchera peut être nos recherches sur L'Oiseau Blanc. De ce côté là aussi, les plongeurs et le sonar concordent : quelques échos ont l'air interessants !


A suivre...

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Rédigé par Patricia Lamy pour Bernard Decré

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Publié le 29 Mai 2009

Première journée de recherches sur le Ravenel :

Très belle journée : grand soleil, air frais mais agréable, un vent léger de 15 Knt de Nord-Ouest nous permettant d'aller travailler pour la première fois sur la zone du Ravenel, ce pauvre bateau de pêche de Saint-Pierre
qui a disparu le 29  janvier 1962, sur les côtes de
Terre-Neuve, à 18 kilomètres à peine de  Saint-Pierre,  par une forte tempête, des vents allant à 60 knt, avec 15 marins du pays à bord !


Ce drame est encore très présent dans le cœur de nos amis ; on sent le besoin de savoir où est la dernière demeure d'un oncle, d'un père, d'un fils, pour clore ce triste épisode... Et cependant, pour certains, le désir de pas les rechercher.
Etant donné le matériel mis à notre disposition pour les recherches de L'Oiseau Blanc, et à la demande de l'Association Ravenel, nous n'avons pas hésité à tenter de contribuer à élucider ce mystère, en donnant la position du navire... Mais c'est sans compter sur les forces de la mer, des courants, des années ! Même bien équipés, nous aurons du mal à le trouver car il faut un temps calme, ce qui était le cas aujourd'hui.


Nous avions deux bâtiments à notre disposition aujourd'hui : le Fulmar, patrouilleur de la Gendarmerie Maritime de 39 m, et son excellent équipage dirigé par le Commandant Chauveau, et la vedette Zéphyr de Mr Poulain, pilotée par Pierre Lenormand. Nous avons effectué quinze passages de sonars sur une distance de 1 500 m, écartés de 100 m à chaque passage. Ce soir, nous avons visionné avec les spécialistes les images du fond, mais  n'avons rien repéré. Nous sommes déçus, mais pas abattus : demain nous effectuerons, dans la même zone, un autre balayage.

Le plus terrible, c'est que certains "savent bien où il est"... ! Les gens commencent à nous parler, à nous dire qui sait, pourquoi on se tait... Si un Saint-Pierrais ou quelqu'un en Métropole sait quelque chose - des anciens des Affaires maritimes, par exemple - qu'ils appellent anonymement notre service de presse
(+ 33 (0) 1 69 07 40 80) qui me contactera. Nous gagnerions du temps, et les familles seraient reconnaissantes !

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Rédigé par L'Oiseau Blanc

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Publié le 28 Mai 2009


La météo nous avait prédit du mauvais temps, ce fut une journée ensoleillée avec un bon vent frais de 25 noeuds de nord-ouest.
Nous avons dû rester sur l'Ile aux Marins et le phare de Galantry à la recherche de L'Oiseau Blanc... Onze aller-retours de 1 miles à 3 kt, pour enregistrer des échos au sonar... A terre nous prenions des relevés d'axes d'amerrissage possibles, vers l'entrée du port. Certains points plus marquants ont été définis, nos plongeurs pouvant travailler dans une eau très claire, car le plancton n'est pas encore actif, il fait trop froid.

Ensuite, visite approfondie de l'énorme décharge de Saint-Pierre, pour voir, à tout hasard, si un pêcheur n'aurait pas dragué des morceaux d'avion, de moteur, ou d'hélice... Nous avons tout de même eu la confirmation hier de l'existence d'un débris d'aile ou d'aileron dans une des salines, par le fils de l'ancien propriétaire.

Demain nous pensons avoir des vents à 10 - 15 kt nous permettant d'aller travailler sur la recherche du Ravenel, sur les côtes de Terre-Neuve distante de onze miles de Saint-Pierre. Désirant travailler au maximum, nous mettrons nos deux navires plus un zodiac sur la zone de Bob-Rocks :  46°51,45N 55°57.5W

Les échos sonars seront plus parlants étant donné la grosseur de la cible : un navire de 35 m, que nous supposons coupé en deux, mais plus facile à détecter.

Espérons que le temps s'y prêtera, et que les échos sonars seront les bons.

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Rédigé par Patricia Lamy pour Bernard Decré

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Publié le 27 Mai 2009

Saint-Pierre, 26 mai, tard dans la nuit.

Avec un jour d'avance sur notre programme initial les premières recherches en mer se sont effectuées dès ce matin. Nos plongeurs étaient ultra motivés, le matériel prêt, et la météo plutôt clémente, bien que, la nuit précédente, nous ayons eu un peu de neige. L'eau en surface est à 3°C, mais translucide, nous permettant de voir jusqu'à 25 m de profondeur.  Les plongeurs étaient surpris de la luminosité et de cette clarté, ravis de plonger dans ces eaux limpides !
Notre zone de recherches se trouve sur des hauts fonds, avec des récifs assez pointus, et nous avons utilisé la vedette de 11 m, le Zéphyr, loué à un membre du club Nautique, Monsieur Poulain. 

Nous avons fait nos premières passes,ou "runs"de 1 500 m de long sur deux fois 80 m de large, onze fois d'affilée, guidés par un GPS couplé à l'enregistreur et au moniteur, et à une vitesse constante de trois noeuds, le sonar entre cinq et dix mêtres de fond. Il faut une grande attention de la part du pilote car les passes doivent être bien droites et parallèles.
Ces passes ont été effectuées dans la zone sud de "L'Enfant perdu", sous l'Ile aux Marins, plus exploitable aujourd'hui ; le vent ne nous permettait pas de travailler sur les côtes de Terre-Neuve, pour rechercher le Ravenel, notre autre mission.
Le sonar a relevé beaucoup d'échos, qui sont analysés par Stephane Celton, notre spécialiste du décodage ; un long et fastidieux travail qui va lui prendre une bonne partie de la nuit.
C'est lui qui  sélectionnera les échos intéressants, et grâce aux coordonnées GPS de ces échos, nous enverrons une camera ou un plongeur sous l'eau pour savoir ce qu'ils cachent. Première constatation : beaucoup d'échos, épaves nombreuses, canons, ferrailles, et peut être au milieu de tout ce bric à brac le moteur Lorraine Dietrich 12 cylindres de L'Oiseau Blanc, une masse de 450 kg et son hélice ? Peut-être aussi les restes des réservoirs... 

Devant la puissance de la mer, au contact des milliers de naufrages qui eurent lieu sur l'archipel, on se sent tout petits...

Ce matin pendant que les plongeurs étaient sur l'eau, nous avions une réunion avec quatre pilotes d'Air Saint-Pierre, pour regarder et analyser les types de météo qu'auraient pu rencontrer Nungesser et Coli. Notre hypothèse est admise : couche de trente mêtres de brouillard entourant comme une écharpe l'Ile de Saint-Pierre; nos pilotes devaient voir les hauteurs de l'Ile, mais ils devaient traversent cette couche pour amerrir...

Autour de nous, le monde commence à s'agiter : mails, coups de fil des rédactions, demandes d'exclusivité difficiles à donner... Plus réelles, des rencontres avec la population qui nous interpelle : "alors il parrait que vous avez trouvé un bout de l'avion ?" Nous restons prudents, ce ne sera pas facile, même pour le Ravenel, car les courants et les tempêtes peuvent facilement déplacer les épaves, mais nous sommes toujours aussi gonflés nous formons une équipe soudée,  je crois bien compétente, chacun à sa place. Nous avons encore 15 jours devant nous, il  faut jouer avec la météo au plus fin ; le temps change un peu comme en Patagonie :  très vite, très brusquement... Mais le ciel est avec nous : ces cinq derniers jours il n'y a pas eu de brouillard.

Demain le temps sera mauvais, les nuages assez méchants, nous attendons des vents à 30 noeuds, et de la pluie ou de la neige ! Nous comptons donc toujours sortir sous l'Ile aux Marins, et refaire des passes plus à l'ouest.
Nous aurons comme d'habitude notre briefing-petit déjeuner à 8h, et comme tous les soirs un debriefing devant les cartes, auquel nous invitons maintenant le public. La mayonnaise prend bien avec les habitants, le directeur de la Poste a reçu de Monsieur le Préfet, l'autorisation de faire un timbre officiel sur nos recherches, avis aux collectionneurs !


Crédit photos : J.-Ch. L'Espagnol.

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Rédigé par Patricia Lamy pour Bernard Decré

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Publié le 25 Mai 2009


Nous avons récupéré nos  trois cents kilos de matériel : sonars, écrans de contrôle, câbles... que l'équipage du patrouilleur Fulmar a mis à l’abri.

La mer est encore très forte : hier, des vents de plus de trente nœuds formaient des creux de trois mètres, tels que le bateau de Terre-Neuve a dû stopper plusieurs fois ses machines. Notre vol de reconnaissance en bi-moteur, pour repérer un peu mieux l'axe d'amerrissage de L'Oiseau Blanc fut agité, l’atterrissage très sportif. Comme nous le disions avant-hier, la zone est un vrai cimetière d’épaves : profitant d’une accalmie, nous nous sommes rendus en bateau à l'Ile aux Marins, anciennement appelée l'Ile aux Chiens, entre les hauts fonds des Grappins et l'ilot de l'Enfant Perdu... Moment émouvant, endroit aux milles naufrages ! Des dizaines de bouts de chaudières, de coques, une étrave perchée à vingt mètre de haut sur les rochers, celle du paquebot Transpacific ! Et comme nous étions à marée basse, on distinguait à trois cents mètres le moteur énorme qui dépassait de l'eau... Nous n’avons pu nous retenir de scruter les rochers pour essayer – on ne sait jamais – d’apercevoir un morceau de L'Oiseau Blanc !

La force de la mer est immense et incroyable... et pourtant quelques Saint-Pierrais se sont faits construire d'adorables petites maisons en bois dans l'axe redoutables des coups de vent des grandes marées... Je n'aimerais pas y dormir !

Nos recherches avancent aussi à terre : nous sommes en train d'enquêter sur un bout d'aile ou de gouverne, qui aurait été vu dans une des salines (abri de marin) en 1962... nous avons pris rendez-vous avec les descendants des habitants de l’époque.

Autre piste : nous allons fouiller dans les magasins de stockages du Musée de l'Arche de Saint-Pierre, car il se pourrait qu'il y ait des pièces inconnues des archivistes... Nous devons également voir des archives photos !

Comme dans tous les ports du monde, les langues se délient bien plus vite le soir, dans les bars de marins, comme « chez Tchéo », tenu par un Basque authentique. Après quelques « Coronas », on parle un peu de L'Oiseau Blanc, un peu plus du Ravenel : on sait qui a plongé pour récupérer l'hélice, que le bateau s'est coupé en deux, qu'il y avait à récupérer du cuivre à bord, une cloche aussi... Indices, légendes, racontars… Il y a un peu de tout mais jamais de fumée sans feu.
L'armateur du navire vient de mourir et l’on se rend compte que de nombreuses personnes connaissent la vérité sur ce naufrage... Mais on commence aussi à deviner pourquoi il y a eu ce long silence : responsabilités, assurances, erreurs... Ce que les Saint-Pierrais souhaitent maintenant, c'est être en paix avec ces tristes souvenirs, c'est savoir, enfin, ou il repose... Nous allons tâcher de les aider à refermer le bien triste dossier Ravenel.


Aujourd'hui en fin d'après midi,  une femme d'un certain âge mais connue pour sa grande érudition, vient  me dire : "vous ne croyez pas qu'ils se sont fait descendre par un garde côte ?"... Prudent, je signale que les navires des Ice Patrol Cutters étaient là pour signaler les icebergs mais également pour traquer les bootleggers, puisque nous étions en pleine Prohibition aux USA. N’oubliez pas que le blason de Nungesser, un cœur noir avec un crâne et deux tibias, était reproduit sur l’avion. « Non », insiste la dame, « ils ont été abattus sciemment, car il ne pouvait y avoir qu'un vainqueur de l'Atlantique : un Américain! ».

La légende d'un complot revient, mais restons prudents : notre hypothèse est plus sage... Ils voyaient les hauteurs de Saint-Pierre au-dessus de la couche de brouillard ; ils ont voulu, en s'alignat dans le 340°, amerrir près du port, à vitesse réduite ; ils pensaient pouvoir faire leur arrondi, couper le moteur, mettre l'hélice en croix, bien parallèle, et se poser... Le choc fut brutal.


Photo : J.-Ch. L'Espagnol.

 

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Rédigé par Patricia Lamy pour Bernard Decré

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Publié le 23 Mai 2009

Saint-Pierre, le 22 mai.


L'orthodromie que suivent les avions modernes est exactement la route prise par L'Oiseau Blanc la nuit du 8 au 9 mai 1927, à ceci près que les deux pilotes ont dû dévier vers le sud-est en arrivant près des côtes, pour éviter la dépression située au nord est de Terre-Neuve. Ce détour leur aura coûté 6 à 7 heures supplémentaires jusqu'à Saint-Pierre, et probablement la vie...

Nous sommes tous persuadés qu'ils se sont abimés en entrant dans la brume qui entoure souvent l'ile... Une réunion avec les pilotes d'Air Saint-Pierre nous permettra de savoir si, d'après leur expérience, notre hypothèse est plausible.

Nous tâchons en effet de glaner de nouveaux indices, de faire de nouvelles rencontres pour nos deux recherches : le Ravenel et L'Oiseau Blanc. Il ne se passe pas un jour sans infos intéressantes que nous ne pouvons vous divulguer pour l'instant, faute de confirmations. Grâce à RFO, qui met en place un véritable appel à témoins, la population de Saint-Pierre participe ! Nous allons aussi visiter et interviewer les "jeunes de plus de 85 ans" à la Maison de retraite.


Le temps est magnifique actuellement, l'eau est fraiche : 3°C... Et il y a du vent ! il faudra qu'il se calme car les sonars sont délicats à trainer si la mer est formée. Espérons que la météo sera favorable jusqu'au 10 juin !

Pierre Le Normand, régisseur en chef, dit "Petit chou", a déjà commencé le réglage de la camera sous marine, et des moyens de communications :  VHF... Il a pu voir le Zéphyr, vedette de 11 m que nous affrètons en plus du patrouilleur Fulmar. Son skipper est extrèmement sérieux et compétent.

Notre programme est le suivant : réception de l'équipe de plongeurs de la Marine nationale le 25 au soir ; briefing et présentation à la Mairie le 26 à midi, briefing technique à 18h. Nous allons également rencontrer le Président de la pêche, en ce début de la saison du saumon : les pêcheurs vont poser des filets, nous ne devons pas nous gêner mutuellement. Départ vers les côtes de Terre-Neuve pour les recherches du Ravenel dès le 27 au matin sur une zone bien définie.

Pour résumer : nous pensons avoir 50 % de chances de retrouver le Ravenel ; et 20 % pour L'Oiseau Blanc, car le sonar va nous répercuter de très nombreux échos, vu le nombre d'épaves dans notre périmètre de recherches.

Dernière nouvelle : Monsieur le Préfet a décidé avec la Poste de Saint-Pierre de créer un timbre spécial sur nos recherches, avis aux philatélistes !

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Rédigé par Patricia Lamy pour Bernard Decré

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Publié le 6 Mai 2009

Une conférence de presse a eu lieu le 14 mai, à 18 heures, au Secrétariat d’Etat à l’Outre-Mer, en présence d’Yves Jégo. Le Ministre, partenaire de l'aventure, et l'Amiral Lajous, ont souhaité bonne chance à l'équipe de Bernard Decré.
Photo DICOM

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Rédigé par L'Oiseau Blanc

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Publié le 6 Mai 2009

Bernard Decré a fait appel à Louis-Pascal Couvelaire, cinéaste de renom, qui s’est vite passionné pour l’histoire, et prépare un film documentaire de 52 minutes autour de Charles Nungesser et des mystères qui entourent sa disparition, co-produit par Actarus Films (Ophélie Lerouge) et Striana (Antoine Disle). Nungesser et Coli ont très certainement été les premiers à traverser l’Atlantique, quinze jours avant Lindbergh… La découverte de l’épave sera un grand moment de l’histoire de l’aviation mondiale. 

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Rédigé par L'Oiseau Blanc

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Publié le 6 Mai 2009

Du 20 mai au 10 juin 2009, avec le concours du Secrétariat d’Etat à l’Outre-Mer, de la Marine nationale à bord du Fulmar, navire patrouilleur basé à Saint-Pierre, l’équipe de l’association «La recherche de LOiseau Blanc », menée par Bernard Decré, se rendra sur place, afin de quadriller un carré de 3 milles nautiques de côté, et de commencer les premières plongées. Des plongeurs de la Marine nationale et du CERES, équipés de sonars et de magnétomètres travailleront ensemble pour retrouver les restes de l’épave : moteur, hélice, réservoirs et instruments.

L’association profitera des moyens mis en œuvre pour essayer également de retrouver l’épave du Ravenel, bateau de pêche de Saint-Pierre qui a disparu en janvier 1962 avec quinze hommes à bord… Solidarité des gens de mer oblige !

Avec le concours du Secrétariat d'Etat à l’Outre-Merdu Ministère de la Défense (Marine nationale), de la Direction générale de l'Aviation civile, du Conseil Territorial de Saint-Pierre-et-Miquelon, de la Mairie de Saint-Pierre. 

 

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