Publié le 26 Avril 2010

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Rencontre avec les media, les spécialistes de plongée et les chercheurs de L'Oiseau Blanc au Canada.

 

1. Media :

Deux émissions de 15 minutes ont été diffusées le samedi 17 et le dimanche 18, entre 14h30 et 15h30 sur la  chaîne TVA.  Interview par Pierre Jobin, avec cartes, documents d'époque, images de synthèses...

Une émission en direct, sur Radio Canada, à 8h15, d'environ 12 minutes.

Une double page le 15 avril dans  Le Soleil (Quotidien - Quebec).

A Saint-Pierre : Marie-Paule Vidal, RFO,  a fait le point  le 23 par la journaliste Marie-Paule Vidal.
Le sympathique journaliste de RFO TV,Toufaili Andjilani, a également fait un sujet qui devrait passer le lundi 26 avril.

Enfin il y a six pages sur l'Oiseau Blanc et nos recherches dans un très beau magazine édité par Fécamp et signé Leroy.

 

2. Les spécialistes de plongée :

Rencontre avec Pierre Lachance, grand plongeur, que j'avais eu en contact de France et qui, passionné par nos recherches, me présentait son projet de sous-marin trois places, pouvant descendre jusqu'à plus de six cent mètres, une bulle en verre d'une épaisseur de 10 cm, fabriquée par une société américaine, version améliorée du Submersible Petershark inc.

 

3. Les chercheurs de L'Oiseau Blanc au Canada :

A la suite des émissions TV des passionnés de L'Oiseau Blanc m'ont appelé : un médecin professeur à l'Université Laval, qui avec son frère a prospecté il y a plus de 15 ans sur l'Ile d'Anticosti, dans le Saint-Laurent. A cet endroit, un garde-pêche aurait vu près de la rivière Patate, passer un avion blanc... qui aurait laché une bouteille... avec sans doute un message à l'intérieur. Ces deux frères ont donc recherché des traces sur cette île, sans succès.
Quelques années plus tard, ils ont rejoint l'équipe de l'Association Tiger, qui fit des recherches sur la Péninsule d'Avallon, au sud de Terre-Neuve, avec quelques moyens : détecteurs de métaux, hélico... Toujours sans résultat. Nous avions des images de ces recherches dans le film d'Antoine Disles de Striana Productions.

 

La Jeanne d'Arc :

Patrick Augier, le jeune et dernier Commandant de la Jeanne d'Arc,  m'a invité à le rejoindre à Québec pour aller ensemble sur Saint-Pierre-et-Miquelon.

A bord deux conférences furent programmées le 21 avril, l'une sur le Tour de France à la Voile, et l'autre sur nos recherches à Saint-Pierre.

Les jours précédents j'exposais aux officiers supérieurs le détail de nos recherches tant sur L'Oiseau Blanc que sur Le Ravenel, bénéficiant de leurs conseils et de leur expérience.

Mon ami Philippe Labouret, grand urbaniste et cinq gallons de réserve, avait réussi à braver le volcan, et à trouver un car de nuit puis un avion Toulouse-Québec. Il nous a miraculeusement rejoint à bord, et très gentiment m'a proposé de remettre un dossier sur nos recherches à l'Ambassadeur de France auquel il rend visite cette semaine. Un bon moyen de sensibiliser nos deux pays sur ce que nous faisons avec une grande foi mais avec des moyens trop modestes ! 

Enfin, j'ai eu à bord l'occasion de rencontrer les autorités de Saint-Pierre, pour faire le point sur nos travaux. De plus le Commandant Hamelin de la frégate Courbet, m'a assuré de son soutien.

 

 

Préparation à Saint-Pierre pour la campagne de recherches du 26 mai au 15 juin.

 

La Jeanne d'Arc nous a quitté le jeudi 22 au soir, nous étions tous émus ! Nous espérons que le Président de la République lui rendra hommage en se rendant à bord lors des fêtes à Hambourg, du 6 au 8 mai ! Le rôle d'Ambassade itinérante que ce navire a joué pendant 49 ans est exemplaire.

A Saint-Pierre nous rencontrons toutes les autorités les unes après les autres, les remerciant de leur aide et de leur confiance, en leur exposant nos travaux.

 

Sur les deux recherches nous progressons tous les jours :

 

Pour L'Oiseau Blanc j'ai obtenu des précisions sur le parent de Karine Claireaux, maire de Saint-Pierre, qui a vu l'avion le lundi matin du 9 mai 1927 ; j'aurai sous peu l'endroit excact, sous la presqu'ile de Burin, ou ce monsieur se trouvait.

Les restes qui ont dérivé vers le Maine intéressent le nouveau et dynamique Directeur des Affaires maritimes, le Commandant Devis avec qui nous devons analyser dans le détail nos programmes de recherches prochaines.

 

Pour le Ravenel : j'ai la veine de rencontrer l'un des anciens patrons de la Société de pêche à qui appartenait ce bateau. Nous devons revoir ses cartes dans le détail, et je lui ferai part des réflexions de nos amis Terre-Neuvas de Saint-Malo, ayant tarvaillé ces mois ci sur nos hypothèses.

J'ai pu identifier également la personne qui aurait vu le soir une fusée rouge dans l'ouest de l'Ile aux Marins... Venait-elle du Ravenel ou d'un canot ?...

Au Musée de l'Arche, notre ami Rodrigue vient de me trouver la trace d'une découverte d'un autre bout d'aile, qui aurait été repèché par le chalutier L'Heureux, que nous commençons à bien connaitre, par 47°05N, et 58°05W, et qui l'aurait remis à l'époque à un coast guard canadien. Nous enquètons mais restons prudent sur l'origine de cette aile, peut être plus récente. Nous devons aller voir... Une piste de plus à vérifier !

 

Je rappelle nos dates pour la deuxième campagne : 26 mai -15 juin.

Je demande à tous nos amis lecteurs et passionnés par ces recherches de ne pas hésiter à nous signaler les organismes privés et publics, mécènes ou sponsors qui pourraient se joindre à nous, je vous rappelle que chaque appareil à louer : sonars, magnétomêtres, ROV, coutent chers, car il y a en plus de la simple location , des techniciens, des bateaux, des billets, des logements, sans compter tout le travail de recherches dans les archives, à faire !

 

MERCI A TOUS !

 

Bernard Decré.

 

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Rédigé par L'Oiseau Blanc

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Publié le 1 Avril 2010

Je vous avais prévenus : si on fouille bien dans les archives on découvrira des choses intéressantes ! Et bien en voilà une :
En 1961, exactement du 25 janvier au 6 février, plusieurs grands journaux français ont relaté la découverte d'un "morceau métallique" sur les côtes du Maine, provenant d'un avion. Cet élément aurait été remis à l'Ambassade de France à Washington, emballé dans une caisse en contreplaqué, de 2 m de long sur 0,50 m de haut et de large, et destinée au Ministère des Affaires Etrangères.
L'hypothèse que ce morceau provienne de L'Oiseau Blanc avait alors été émise.
Une commission d'experts fut nommée à Paris et réunie par le Ministère de l'Air. Des photos ont été prises, nous en avons les copies. Cette commission a analysé ce morceau de ferraille, et a déclaré formellement qu'il ne provenait pas de L'Oiseau Blanc !
 
Intrigué par cette conclusion abrupte, et ayant dessiné plusieurs fois (dans le détail) l'appareil de Charles Nungesser et de François Coli, j'ai entrepris une véritable reconstitution du type puzzle...
En agrandissant ces photos, les recoupant, et aussi grâce à des clichés inédits (que n'avaient pas les experts), pris lors de la construction de l'appareil, et inconnues en 1961, j'ai acquis la conviction  que cette pièce pourrait bien tout de même provenir de L'Oiseau Blanc...
J'ai demandé au BEA (Bureau Enquête Analyses) un rendez vous pour avoir leur avis...
Rassurez vous, notre hypothèse de départ tient toujours : ils se sont bien abimés en arrivant au sud est de Gallantry, à Saint-Pierre-et-Miquelon, le 9 Mai 1927 vers 9h30... L'avion s'est disloqué en amerrissant mal en plein brouillard.
L'appareil s'est enfoncé doucement dans l'eau glacée, nos héros ont appelé au secours, dans la brume, seul le labrador de Monsieur Le Chevalier les a entendus, puis plus rien...
Des bouts d'ailes et d'ailerons ont été aperçus quelques temps après, nous en avons plusieurs traces dans les archives. Nous savons également que des coast guards (que nous avons identifiés) ont patrouillé le secteur pour enlever tous les morceaux à la dérive !
Souvenez-vous : une aile de 21' de long sur 55' de large a été aperçue, le 17 mai, flottant  vers Sable Island par le steamer Bellepline ...
L'Oiseau Blanc a tout de même du laisser des éléments dans le "suet" de Gallantry : moteur, réservoirs (?), nous allons continuer notre prospection fin mai sur ces fonds... mais une partie plus fragile du fuselage a pu subir pendant plusieurs années des chocs, des coups de chalut, et a sans doute dérivé plus loin.
C'est en relevant sa ligne de casier, qu'un beau jour de 1960, un pêcheur a relevé ce morceau d'avion pris dans son grappin !
Il est évident que nous vous convierons bientôt pour vous en parler ! Patience...
 
Bernard Decré

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Rédigé par Patricia Lamy pour Bernard Decré

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