Publié le 30 Juin 2012

Nous repartons de Saint Pierre et Miquelon avec une grande confiance pour la suite.

Nos progrès sont en effet très importants :

  1. Première campagne en 2009: nous avions les plongeurs du GPDA et un sonar. En dix jours effectifs de plongées, nous avons pris connaissance du terrain ; s il fallait se donner une note en efficacité terrain ce serait un 5/20, et en efficacité archives : 10/20.
  2. Deuxième campagne, en 2010: nous avons pu travailler avec un sonar et un magnétomètre assez rudimentaires pendant une dizaine de jours.  Nous méritions un 7/20, et en recherches archives un 14/20 dû à  nos découvertes exceptionnelles à Washington, Aix en Provence et Nantes.
  3. Troisième campagne en 2011 avec le Suroit, nous attendons les résultats de juillet...  ?/20. Recherches archives: 14/20.
  4. Quatrième campagne en 2012 avec l'arrivée de SAFRAN, nous permettant de disposer d'un matériel beaucoup plus performant et d'une équipe qui connaissait beaucoup mieux son sujet : 14/20. En septembre et/ou octobre il n est pas impossible que nous continuions les recherches sur Terre Neuve, tant pour l Oiseau Blanc que pour le Ravenel.

Nous avons de nouvelles pistes importantes en ce qui concerne les archives américaines, et nous y travaillerons dès le mois de juillet, et de septembre à décembre.

En clair, nous repartons gonflés à bloc pour 2013, car pour la première fois nous cernons bien les zones de prospection, nous constituons une equipe efficace et soudée, nous voyons aussi beaucoup mieux les techniques a employer, et nous apprécions l'aide et la confiance des Saint Pierrais qui ne doutent plus de notre détermination, et que nous remercions très sincèrement.

 

groupe1

 

Rendez-vous donc très bientôt !

 

Bernard Decré et toute l'équipe.   

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Rédigé par Patricia Lamy pour Bernard Decré

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Publié le 28 Juin 2012

 

DECRE-4039.JPG14 jours de recherche déjà pour cette 3è campagne qui s'achève, sous la houlette de monsieur Bernard Decré en quête de l'Oiseau blanc, l'avion de Nungesser et Coli, disparu le 8 mai 1927 et du Ravenel, chalutier de la SPEC à saint-Pierre et Miquelon, disparu corps et biens le 28 janvier 1962.

 

Certes, l'objectif ultime n'aura pas encore été atteint, L’avion resteintrouvable. Mais sans doute est-il nécessaire, ô lecteur, pour saisir la complexité de la tâche, de déployer sa réflexion dans un espace maritime très étendu, malgré tous les efforts de recoupements, au fil des témoignages patiemment collationnés, pour circonscrire une zone d'exploration.

 

Travail patient, rigoureusement mené avec une équipe rodée pour ce genre de défi, avec des équipements qui auront fait leurs preuves : l'épave du Cupids, coulé il y a plusieurs années, aura, par exemple, été localisée avec une grande précision. Des vérifications s'avèrent désormais nécessaires suite à des repérages ouvrant la voie à une démarche qui ne souffre d'aucun à peu-près. La météo aura été de la partie pour l'essentiel de la mission 2012, un peu moins propice sur la fin. Mais les habitués de la réunion d'information de 19h00, à l'hôtel Robert, auront pu mesurer le chemin parcouru pour espérer une issue positive à cette quête de longue haleine. Monsieur Jean-Philippe Girault, du groupe SAFRAN Sagem - société de grande envergure dans la propulsion aéronautique et spatiale, les équipements aéronautiques, la défense et la sécurité, mécène de cette grande aventure -, avait pris une semaine de vacances pour s'imprégner, sur place, du travail accompli et des avancées porteuses d'espoir.

 

La presse écrite et audiovisuelle, en métropole, se sera fait l'écho de cette aventure enthousiasmante ; un excellent reportage aura trouvé sa place dans le journal de TF1 du 25 juin 2012, donnant ainsi un coup de projecteur inhabituel sur nos îles. Il suffit de glaner sur Internet pour tomber aussi sur des articles qui campent une aventure humaine extraordinaire à proximité de nos côtes ; Saint-Pierre et Miquelon retient ainsi l'attention, au centre d'une double interrogation qui exalte imaginaire et soif de vérité.

 

Ce 26 juin 2012 aura donc été le dernier jour de recherche pour 2012, trois points ayant été

retenus pour la recherche de l'Oiseau blanc, la Marine nationale apportant son concours en proposant sur des fonds de trente mètres la compétence des deux plongeurs du patrouilleur FULMAR commandé par monsieur Philippe Moullec. D'autres points étaient également prévus concernant le Ravenel.

40J1857

 

L'équipe de recherches va quitter l'Archipel vendredi en début d'après-midi, direction la métropole, via St Jean de Terre-Neuve. La qualité du travail effectué, la mobilisation des hommes qui disposaient d'un matériel adéquat, la chaleur de l'accueil, les échanges nourris, seront autant de jalons pour qu'un jour l'espoir de trouver les réponses attendues trouve son accomplissement.

 

Henri Lafitte, Chroniques insulaires – http://www.mathurin.com

26 juin 2012 

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Rédigé par L'Oiseau Blanc

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Publié le 25 Juin 2012

Pour regarder l'extrait,cliquez sur ce lien. la séquence est à la 24ème minute.

 

http://videos.tf1.fr/jt-20h/le-20-heures-du-25-juin-2012-7384055.html

 

 

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Rédigé par Patricia Lamy

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Publié le 22 Juin 2012

c-Jean-Christophe-L-Espagnol---Max-Images---1834.jpgPassion, rigueur, devoir de mémoire et de vérité étaient au rendez-vous dans la salle de spectacles du Centre culturel le mercredi 20 juin 2012 de 20h30 à 22h30. De nombreuses personnes avaient répondu à l’invitation de monsieur Bernard Decré – celui qui mit en place le tour de France à la voile -, dans sa double quête de l’Oiseau blanc, l’avion de Nungesser et Coli, disparu en 1927, et du chalutier le Ravenel qui, disparu corps et biens en 1962, laissa un archipel endeuillé.


Passion, celle de Bernard Decré avec une équipe bien rodée, qui, chaque année, depuis 2009 consacre quelques semaines à Saint-Pierre et Miquelon pour trouver des traces, avec méthode et obstination, malgré une contrainte dont on ne peut qu’avoir conscience : même en délimitant des zones de recherche, sur la base d’une réflexion approfondie, l’étendue maritime est immense ; explorer quelques secteurs, plusieurs heures par jour, revient à mettre quelques modestes timbres sur une page A3. Devoir de mémoire et de vérité aussi. Nungesser et Coli méritent amplement qu’on détermine le lieu de leur disparition, par respect pour leur mémoire ; de même que les familles touchées par le naufrage du Ravenel ont droit à la manifestation de la vérité, pour l’accomplissement de leur deuil, alors que de nombreux faits troublants sont peu à peu sortis du silence dans lequel ils restaient curieusement enfouis.


Sans doute aurons-nous eu une pensée particulière pour ceux qui auront eu le courage d’apporter un tém oignage, ouvrant la voie des clarifications nécessaires. Notre identité insulaire ne peut qu’en ressortir grandie. Peut-on encore rêver que d’autres témoignages viennent contribuer à l’efficacité des recherches ? Des intérêts en jeu à l’époque peuvent être désormais vus avec le recul de l’Histoire ; l’essentiel est que les familles touchées recueillent tout le respect qui leur est dû.


La quête méthodique menée par Bernard Decré aura permis d’ouvrir la voie de l’espoir, de révéler des non-dits d’alors. D’autres interrogations subsistent. Mais n’est-il pas exaltant pour notre vivre ensemble insulaire que nous puissions trouver le chemin de la vérité ? La société SAFRAN, spécialisée dans la propulsion aéronautique et spatiale, les équipements aéronautiques, la défense et la sécurité, a accepté d’appuyer la démarche entreprise, pour l’Oiseau blanc de Nungesser et Coli, mais aussi pour le Ravenel.


Au cours de cette soirée, les limites de la quête patiente concernant le Ravenel auront aussi été mises en exergue ; avec les moyens rassemblés, compte tenu de toutes les incertitudes quant à la zone du naufrage, quelques décennies de ratissage de zone seraient sans doute à l’ordre du jour, une conjonction de chances n’étant jamais à exclure. Toutefois un vœu était renouvelé que des moyens de détection aérienne appropriés pour une masse métallique aussi importante que celle de l’épave d’un bateau, puissent être mis en œuvre, dans le cadre d’exercices où chacun pourrait alors trouver son compte. Une demande pleine de sagesse qui ouvrirait ainsi d’autres perspectives.


Les autorités de l’Archipel suivent ce double dossier avec grand intérêt ; au sortir de cette réunion d’information au cours de laquelle deux films nous auront été présentés, suivis d’indications très enrichissantes, nous ressentions comme un immense souffle retenu.


Henri Lafitte, Chroniques insulaires 20 juin 2012

 

Né en 1951 à Saint-Pierre et Miquelon, Henri Lafitte a décidé de vivre, d’écrire, au nom d’une identité : celle des descendants des Terre-Neuvas, ses ancêtres. Auteur, compositeur, interprète, il s’est lancé en 1982 dans les cabarets de Saint-Pierre. Depuis, il a écrit et composé de très nombreuses chansons.

On ne vit pas de chansons sur une île aussi petite. Aussi, après avoir été directeur d’école primaire et de collège, aura-t-il choisi le métier de Conseiller d’orientation, au service de la jeunesse des îles ;  Mais dès que l’occasion se présentait, localement ou à l’extérieur de son Archipel, paroles et musique reprenaient toute leur place. En 2011, il aura pris la décision de ne plus se consacrer qu’à la chanson, Saint-Pierre et Miquelon au cœur de son inspiration. 

 

Photo : conférence du 20/06 au centre culturel. Crédit photo : Jean-Christophe l'Espagnol / Max'Images

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Rédigé par Henri Lafitte

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Publié le 19 Juin 2012

Le R_40J0927.jpgavenel :

Depuis le début de nos recherches en mer en 2009, nous avons toujours consacré une partie de nos efforts à essayer de découvrir le Ravenel, en coopération avec une équipe de plongeurs-démineurs de la Marine Nationale.
Le Groupe SAFRAN, qui soutient également nos recherches, a parfaitement adhéré à cette initiative concernant le Ravenel : "solidarité des gens de mer oblige".
La piste que nous jugions prioritaire, à savoir la zone entre l’Ile Verte et St Pierre, nous ont fait découvrir l’épave du Cupids.

Nous avons également eu une grande émotion en tombant sur une épave de chalutier très ressemblant au Ravenel : le magnétomètre indiquant 250 tonnes de métal, environ 40m de long, château arrière, etc... Après vérification près des archives, avec le concours d’Enrique Perez (capitaine du port) nous nous sommes rendu compte que nous étions en présence de l’épave du Savoyard II qui a été coulé par 110 m de fonds, dans l’est du Colombier
Nous étions déçu mais il nous reste à faire une prospection au tour de Bank Cock près de Bob rocks ! On croise les doigts…
Le seul moyen plus rapide serait le survol d'un Bréguet Atlantic avec les nouveaux magnétomètres du CNES, qui souhaitait les tester en recherchant le Ravenel et l’Oiseau Blanc.

Les Recherches de l'Oiseau Blanc :


A Saint Pierre, nous avons recueilli de nouvelles précisions, qui vont nous faire modifier le plan initial.
En effet il était prévu, à la suite de la découverte d un document aux archives d’Aix en Provence, de prospecter vers Savoyard (sud ouest de St Pierre), car les coast guards auraient mouillé une bouée avec un fanion rouge.....pouvant situer l’épave de l’avion !
Cependant, en relisant cette archive, il est impossible de confirmer que cette bouée ait été vue aussi loin à l’ouest. De plus, un texte plus précis sur la position de Pierre Marie Le Chevalier lors du drame, ainsi que la meilleure définition des images donnée par notre matériel, nous obligent à définir une zone de recherches plus dans l’est sud-est des Grappins, ce que nous commençons à faire.
Pendant que notre équipage sillonne la mer calme, j’interroge les anciens. Cet après midi un monsieur de 95 ans, en pleine forme, et suivant les recherches m’a laissé un message pour me donner plus d’informations cet après midi !
Monsieur Ozon, même âge veut me voir car, enfant, il a vu passer Charles Lindbergh au dessus de Saint Pierre !  J’ai besoin des confirmations de ces témoins, qui étaient bien jeunes, mais il paraîtrait qu’on les a entendus au dessus de l’île.

Nous avons encore dix journées de prospection ! La mer est calme ; on prévoit de la pluie pour demain, mais ce n'est pas gênant. Nous avons le moral!
A suivre
Bernard Decre

 

Photo : Le préfet de Saint-Pierre, Patrice Latron, en compagnie de Bernard Decré. Crédit photo : Jean-Christophe l'Espagnol / Max'Image

 

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Rédigé par L'Oiseau Blanc

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Publié le 18 Juin 2012

120614-Epave-le-Cupid-s-Mag_Immer.jpgL'installation sur la vedette Le Zéphyr est terminée ; la prospection a commencé, nous sommes très satisfaits du choix du matériel et nous avons une excellente équipe.

Après plusieurs passages, nous constatons que le magnétomètre définit bien les masses magnétiques ; notre sonar effectue de véritables photos des épaves survolées (comme celle du cargo Cupids coulé en 1980 par 110 m de fonds).

Bien entendu, cela nous rend optimistes. Il sera assez facile de détecter le Ravenel si nous passons à côté. Cependant, du fait de sa petite taille, il faudra être a la verticale du moteur de l’Oiseau Blanc pour pouvoir le repérer. Tout cela se fait par temps calme, car la qualité des images dépend de la stabilité du bateau. Il faut éviter la houle, c’est le cas jusqu’à maintenant !

Les médias de Nouvelle Ecosse s’intéressent à nos recherches et vont tenter de réveiller les mémoires sur d’éventuelles découvertes de morceaux de l’Oiseau Blanc.Klein_3900_SSS_Cupids_Wreck.jpg

Hier, une panne du groupe électrogène à obligé la vedette à rentrer au début de l’après midi ; après trois heures de recherches nous nous sommes aperçus que les vibrations avaient progressivement fermé l’arrivée d’électricité !

 


Le vent d’est nous permet de prospecter sur Lameline en eaux canadiennes.

Le 20 juin, une soirée conférence est organisée au Centre Culturel à 20h30, avec présentation des deux films sur l’Oiseau Blanc et le Ravenel. Cette soirée a pour but de mieux faire connaître notre travail aux habitants de Saint Pierre.

Il faut être patient, serrer les dents, et espérer... Il nous faudra beaucoup de chance car la zone de recherche est bien grande.

Bernard Decre


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Photo 1 : interprètée par le magnétomètre, Hervé Blanchet

Photo 2 : interpretée par le  sonar, Sebastien Goguet

Photo 3 : archive du Cupids

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Rédigé par L'Oiseau Blanc

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Publié le 12 Juin 2012

Tc-Jean-Christophe-L-Espagnol-9750.jpgoute l’équipe s’est retrouvée a Orly le 9 juin ; première destination : Londres. Nous avons ensuite  trav ersé l’Atlantique pour arriver à St John, Terre Neuve. Nous sommes arrivés à Saint-Pierre le 10 en fin d’après-midi.
Pendant ces escales forcées nous suivions par mail nos 510 kilos de matériel qui étaient partis d’Aberdeen, en Ecosse. Matériel qui devait également qui devait passer par St John, puis atteindre par camion le port de Fortune, Burin ; et arriver en bateau à Saint Pierre!
Notre hantise était d avoir certains appareils bloqués a la douane!
Heureusement, tout s’est bien passé, et le soir même de notre arrivée nous allions voir nos colis déjà montés sur notre vedette le Zéphyr, louée à Stephane Poulain.
La journée d hier fut consacrée aux branchements, perçages, passages de fils, consolidation du treuil, etc etc...
Hervé Blanchet et Sebastien Goguet, deux brillants ingénieurs spécialisés dans ces fameux appareils que sont le Sonar Klein 3900, le magnétomètre Seaspy, et le treuil de 220kgs terminent l’installation avec cinq ordinateurs à bord.
Pierre Le Normand notre régisseur et grand marin est assiste par John John, et Jean Ma_40J9648.jpguviel qui nous aide par son excellent sens marin et ses capacités de matelotage !  
Les premiers essais en mer vont débuter dès aujourd’hui, une légère inquiétude se lit sur nos visages, mais tout est préparé avec le plus grand soin.
Nous avons pu saluer Monsieur le Préfet ainsi que Madame le Sénateur Maire, et le Président du Conseil Territorial, avec qui nous nous entretiendrons plus en détail un peu plus tard.
Nous sommes dans les temps, les conditions météos sont idéales, pourvu que ça dure!

Bernard Decré.

 

Ndlr : les essais ont eu lieu, tout a été nominal, et nous souhaitons un bon anniversaire à Pierre Lenormand.

L’équipe parisienne : Patricia et Julien.

 

Crédit photo : Jean-Christophe l'Espagnol / Max'Images, droits réservés.

Dessin : Bernard Decré

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