Publié le 22 Novembre 2012

Tout d'abord, un grand merci à Catherine Maunoury, à toute son équipe du Musée de l'Air et de l'Espace, pour m'avoir ouvert les hangars de Dugny, où se trouvent les stocks de pièces d'avions en tous genres...mais la caisse n'a pas l'air d'y être !

Nous sommes actuellement en contact avec les responsables des Réserves des Arts et Métiers à Saint-Denis.
Nous contacterons aussi l'ONERA, et puis nous finirons bien par la trouver cette caisse !

En tous cas, en recherchant aussi dans les archives, et grâce à l'un de nos adhérents: Christophe Tillet, nous sommes tombés sur un article fort intéressant dans le Paris Match de février 1961, précisant que :
La caisse est bien arrivée par l'avion d' Air France "Chateau de Chambord" qui a mis à l'époque 5h41, un record, le 30 janvier 1961. 
Deux policiers, membres du Service Secret de la Valise Diplomatique l'ont amenée dans un Station-Wagon ministériel au Ministère de l'Air.

"L'enquête doit rester secrète tant qu'elle n'est pas terminée"...
Ci-joint une nouvelle photo d'une des pièces contenue dans la fameuse caisse : S'agit-il du support Aîle basse et bâti moteur?...nous allons nous plonger, grâce à notre ami Arnaud Prudhomme, spécialiste des Levasseur sur cette nouvelle pièce.
Nous savons que les longerons étaient métalliques...

N'hésitez pas à soumettre vos réflexions de détectives...

Bernard Decré

article parismatch

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Rédigé par L'Oiseau Blanc

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Publié le 8 Novembre 2012

La fameuse caisse contenant (peut-être) des morceaux de l'Oiseau Blanc n'est pas dans les réserves du Musée de l'Air au Bourget !... Mais nous avons une autre piste en vue.

caisse-bourget.png

Invité par la Directrice du Musée de l'Air Catherine Maunoury, qui nous aide énormément avec toute son équipe, je suis allé mercredi 7 novembre, passer trois heures à Dugny, dans les hangars de la zone sud du Bourget. 


Le Conservateur Christian Tilatti m' y attendait, et  accompagné de Pierre Romefort, Chef de la zone technique, j'ai pu arpenter les réserves et stocks de pièces, caisses, structures, moteurs d'avion qui sont rangés par genre, j'ai vu de nombreuses caisses ressemblant à la nôtre, mais destinées à d'autres avions, un stock de morceaux d'aîles permettant aussi de me familiariser encore plus sur la construction des appareils de l'époque, ...des trains d'atterrissages, des morceaux d'appareils dans une autre travée etc etc... Rien pour notre Oiseau Blanc...!
Avec leurs aides précieuses nous avons bien regardé partout. Nous savons aussi que le Musée du Bourget est assez récent , le Musée de l'Air était avant 1990 à Meudon, et que peu de temps après leur déménagement un incendie a fait disparaitre plus de quarante appareils...en espérant que notre caisse n'y était pas.


Nous avons fait un point avec le Conservateur du Musée, et en regardant les photos de 1960 montrant ces experts analysant les fameuses pièces, on s'aperçoit qu'ils sont dans un laboratoire technique sérieux. Aussitôt l'idée d'interroger le Laboratoire des Arts et Métiers nous est venue....


Et nous savons aussi que les Arts et Métiers ont aussi un stockage très bien organisé de pièces et d'objets important à Saint Denis,...ce sera notre nouvelle piste.

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Rédigé par L'Oiseau Blanc

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Publié le 5 Novembre 2012

RELANCE D’UNE ENQUÊTE QUI DATE DE 1960, SUR DES MORCEAUX D’AVION TROUVÉS PRES DE PORTLAND MAINE, ET CURIEUSEMENT TROP VITE REFERMÉE…. :

photo relance enquete pare brise

 

En effet, en cherchant dans des archives de la Défense, et spécialement de l’Armée de l’Air, nous sommes tombés sur cinq photos bien intéressantes prises par le SIRPA (Service d’Informations et de Relations Publiques de l’Armée de l’Air)  en 1960.

Et puis, nous nous apercevons que ces photos ont été largement diffusées dans la grande presse de l’époque, nous avons retrouvé une demie douzaine d’articles passionnants datant de janvier et février 1960.

Mais commençons par le début :

En 1958, un pêcheur prénommé MacVane, de Cliff Island, baie de Casco, remonte avec peine sa ligne de casiers à homards au large de Jewel Island, en face Porland (Maine), un bout de structure d’un aéroplane y est accroché…

On lit dans la presse (Paris Presse du 29 janvier 1960), qu’un ferrailleur se serait emparé de l’ensemble (s’agissait il des réservoirs, seule partie métallique de l’aéronef avec le moteur ?...), mais « qu’un fragment important du tableau de bord aurait été vendu »…mais aussi que deux morceaux de type aluminium, l’un d’environ 1,50m de long et 0,50m de large, l’autre une baguette de même longueur, ont pu être sauvés par un ancien aviateur des Forces Françaises Libres, établi dans la région de Portland. Un historien spécialiste de l’Aviation de Nouvelle Angleterre aurait fait également d’autres photos, pensant lui aussi qu’il s’agissait peut être de L’Oiseau Blanc.

L’information est vite arrivée au Consul de France de Boston, qui a averti l’Attaché Militaire de l’Ambassade de Washington, ces morceaux ont été envoyés au Ministère des Affaires Etrangères à Paris, dans une caisse en bois faisant environ 2m de long, sur 0,50cm de haut et 0,50cm de large, des journaux protégeaient ces précieuses reliques.

Toute la presse a fait écho de l’arrivée de ce « trésor » : Paris Presse,  l’Humanité du 26 01 61, le Figaro du 25 janvier, 30 janvier, du 2 février 61, et d’autres…annonçant qu’une commission d’experts allait se réunir…

Le 4 février les « experts » annoncent, un peu vite, aux journalistes : « Ces morceaux ne proviennent pas de l’Oiseau Blanc » Paris Presse du 4/2/61, etc…

Leurs conclusions sont quasi rocambolesques : « Les éléments en question ne concernent pas la planche de bord, ni même un élément du réservoir, le rivetage ne pouvant y assurer l’étanchéité… ». D’autre part, on sait que ces pièces ne proviennent pas d’un appareil américain, mais sans doute d’un appareil fabriqué dans un pays utilisant le système métrique, car les rivets sont espacés en cm , non en inch,  d’autre part la date de l’appareil semblerait être entre 1925 et 1930, d’après les procédés de fabrication…

Le responsable de Levasseur que nous voyons sur la photo des dits « experts » est un responsable Administratif, il n’a aucune envie que l’on reparle de leur « échec », les autres experts ne semblent pas très qualifiés pour « expertiser » une telle pièce à conviction.  Pour eux à part le tableau de bord et les réservoirs « tout était en bois et toile », faux : certaines pièces étaient métalliques : le tour du pare-brise, les radiateurs…

Voulant vérifier plus loin, j’ai trouvé dans le livre sur Levasseur, une photo de la construction de l’appareil, et précisément la finition de la pose du pare-brise, regardez cette photo, et comparez là aux pièces retrouvées….c’est assez troublant !

C’est pourquoi nous recherchons activement cette caisse qui doit être à Paris : dans les stocks du Musée du Bourget ?...Aux Arts et Métiers ?...L’Armée de l’Air ?...Si vous avez une idée sur un laboratoire aéronautique des années 60, elle est la bienvenue.

 


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Rédigé par L'Oiseau Blanc

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