Publié le 27 Novembre 2013

   Vous vous souvenez, nous avons commencé la première campagne de recherches de l'Oiseau Blanc et du Ravenel en mai 2009. Cela va donc faire cinq ans que nous venons avec notre petite équipe en mai juin, pour trois à quatre semaines sur l'Archipel, plein d'espoir...


Soyons bien clair:


1. Pour l'Oiseau Blanc:

Nous avons trouvé beaucoup de choses, mais surtout dans les archives, de Saint Pierre, d'Aix en Provence, de Paris, de Fontainebleau, de Nantes, de St John, de Portland Maine, de Boston, de Washington, et dans des archives privées...

Nous avons pu reconstituer le trajet de l'Oiseau Blanc, analyser sa route, étudier sa consommation d'essence, recouper les témoignages et nous avons aussi écouté les "Anciens", à Saint Pierre à Paris et en Bretagne...

Nous avons été étonnés aussi par de grands silences et aussi par l'absence anormale d' archives ou de dossiers qui ont curieusement "disparus" surtout autour du mois de mai 1927 ....

Bref, le faisceau de preuves est considérable et nous n'avons pas perdu de temps.

Tout cela vous pourrez le lire bientôt, courant février, dans un livre publié chez Arthaud-Flammarion, un livre document extrêmement précis et sérieux d'environ 300 pages, qui s'appellera:

"L'Oiseau Blanc": L'enquête Vérité.

Il sera co signé par un grand journaliste d'investigation, qui ne m'a rien laissé passer: Vincent Mongaillard et bien entendu par moi: l'enquêteur obstiné!

Un deuxième ouvrage, sortira en juin prochain aux Editions Marines d'Ouest-France, en format Italien de 100 pages , avec beaucoup de photos, de cartes et de dessins, également co-signé par un journaliste spécialisé aviation: Arnaud Prudhomme et votre serviteur.

Ces deux ouvrages complémentaires ne constituent nullement une conclusion et la fin de notre enquête, mais un point officiel pour vous informer, ainsi que le grand public, sur cette disparition qui ne sera plus une interrogation, et qui répondra bien définitivement à la question de Charles Lindbergh: "A t on des nouvelles de Nungesser et Coli?..."et bien oui, ils ont bien essayé de se poser devant saint Pierre.

Mais nous sommes tenaces. Avec nos partenaires ,nous allons tenter de trouver quelques morceaux de l'Oiseau Blanc...

Nous avons bien sur quelques pistes, nous les avons sélectionnées, et nous avons la semaine passée eu un véritable "audit" sur notre façon de travailler, par un groupe d'ingénieurs de chez SAFRAN-SAGEM, des scientifiques très méthodiques et sérieux, nous interrogeant sur les moyens et le matériel que nous utilisons, et aussi en nous posant la question : "que vous faudrait il pour avoir des chances de retrouver des pièces de l'appareil: le moteur, des structures métalliques, des bouts de réservoirs, ...?

 

Par exemple: regardez cette structure métallique qui est à vérifier, elle est dans la zone où L'Oiseau Blanc a pu percuter l'eau "dans le suet des Grappins"..par cinquante mètres de fond, cela peut être un engin de pêche, mais sa taille peut aussi correspondre au bâtit métallique supportant les trois réservoirs de 4100 litres qui pourrait faire la même taille: 3,m50 de long sur 1m30 de large?....à vérifier.

 

Photo de la structure métallique:

T08-B

 

 

2. Pour le RAVENEL:

Là aussi nous faisons de notre mieux, mais la mer est grande, et les informations bien pauvres...

Ne nous dites pas: "Vous n' avez rien trouvé"...C'est faux, on a trouvé que sur un grand périmètre maritime, il n'était pas là!...  On sait que nos appareils et que nos ingénieurs sont bons. la preuve les véritables photos que notre sonar, et la confirmation par le magnétomètre, a pu nous donner quand nous sommes passés à la verticale du Savoyard, regardez comme ce chalutier (de la même taille que le Ravenel) ressort bien:

 

Photo du Savoyard par 140m de fond:

 T05-C.jpeg

 

 

Nous avons interrogé et écouté les Saint Pierrais, aussi écouté les silences..., entendu mille hypothèses, nous avons aussi sillonné les fonds de Bobrocks, les abords rocheux de la côte est de Saint Pierre, L'Ile Verte, Une partie de Lameline....à 4 nœuds dans la grande houle pendant des heures!

Nous avons trouvé à Saint Malo, Fernand Girard, ancien commandant de chalutier qui nous a confié ce point que nous avons baptisé "168", mais qui est bien loin dans le sud Ouest de Saint Pierre à plus de 50mn, en eaux canadiennes...et là, il faut du matériel supérieur au notre: câbles plus longs, bateau plus important, il faut positionner exactement cette épave, et faire descendre un ROV (Robot camera)...Tout cela est programmé.

Ces recherches n'intéressant pas trop nos Marines officielles… je compte beaucoup plus sur nos amis canadiens, car il est très vraisemblable que le Ravenel est dans leurs eaux. Je suis allé voir à Ottawa, en mai dernier, au Ministère des Océans et de la Pêche en leur apportant un dossier complet sur nos recherches du Ravenel.

J'ai, il y a une semaine, vu les autorités canadiennes à Paris, car il faut relancer sans cesse tout le monde...

Le SHOM doit venir prochainement cartographier l'archipel pour mille raisons (programme extra plaque, pêche, sécurité, navigation...), car on s'aperçoit que nos cartes sont "approximatives" sur certaines zones, et il n'est pas rare que Pierre Lenormand, notre excellent régisseur et skipper de notre vedette et nos ingénieurs Hervé Blanchet et Sébastien Goguet, ont eu quelques frayeurs pour le matériel couteux que nous trainons, de peur de le perdre, car la carte n'indiquait pas certains reliefs importants... Nous allons donc, en accord avec la Marine Nationale, leur demander de nous aider avec leurs moyens sophistiqués...en espérant une volonté et une aide plus efficace que ce que nous avons eu par le passé par nos "Marines en tous genres"!...

Bien entendu nous continuerons aussi avec le Zéphyr...

 

Tout ceci demande de la détermination: nous en avons!...

Du temps: c'est pour moi certainement plus de cinquante heures par semaine, toute l’année depuis six ans. A St Pierre, nous allons, pour être plus efficace, programmer une campagne plus longue: cinq à six semaines en mai-juin, au lieu de quatre.

Des moyens: merci aux Institutions de Saint Pierre et Miquelon, et depuis deux ans merci au Groupe SAFRAN et au groupe Peninsula...

Mais comme notre campagne sera plus longue, les factures de location de matériels seront aussi plus longues et les honoraires de nos scientifiques également!

Mais je voudrais insister près des Saint-Pierrais, car nous nous donnons encore deux ans, 2014 et 2015, pour "conclure" sur nos deux recherches:

DITES NOUS TOUT CE QUE VOUS SAVEZ, sur les deux recherches, n'hésitez pas à me transmettre, (même anonymement si vous préférez) ce que vous auraient dit vos anciens...fouillez dans les albums photos, sortez nous des documents, aidez nous, nous sommes dans la dernière ligne droite!

Donc ne nous abandonnez surtout pas, souvenez vous qu'il aura fallu 9 années pour retrouver l'épave de l'avion de Saint Ex avec des moyens techniques beaucoup plus considérables...

 

MERCI

 

Bernard Decré et son équipe.

 

PS Merci de faire suivre dans les media Saint-Pierrais

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Rédigé par L'Oiseau Blanc

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Publié le 4 Novembre 2013

 

 

 

Huit jours c'est bien peu mais suffisant aussi pour confirmer et retrouver des pièces du grand puzzle qu'est cette "Recherche de l'Oiseau Blanc":

1- Notre enquête sur Le pêcheur de Homard de Cliff Island:

 

...Nous avons pu rencontrer à Portland Maine, grâce à notre ami Daniel Zilkha (qui nous a bien aidé dans nos différents contacts), l'un des pêcheurs de homards de Cliff Island.
En effet nous savions que des morceaux d'avion avaient été repêchés en 1958-59 dans une ligne de casiers à homards, et envoyés par le Consul de France à l'Ambassade de France à Washington, en 1960, puis transmis dans une caisse au Ministère des Affaires Etrangères à Paris...
Affaires Etrangères ou étranges affaires ?... Car on ne retrouve pas la caisse à Paris, on a eu affaire à des "Experts", cf les articles de presse de l'époque, qui ne semblent pas si experts que cela, en effet ils déclarent que ces pièces ne sont pas celles de l'Oiseau Blanc, car "il était construit en bois et en toile", et que ces pièces n'étaient pas celles du tableau de bord, ni un morceau de réservoir !... L'Oiseau Blanc avait des parties en métal: entre autres la structure du fameux pare-brise, les carénages de dessus des réservoirs, etc... Ces enquêteurs avancent des conclusions bien légères et sans doute "trop rapidement dictées"...sans doute pour désamorcer l'enquête!
On a dèjà connu cela dans maintes enquêtes récentes !...
Car nous revenons encore plus troublés, regardez la photo que nous avons trouvé dans la Public Library de Boston lundi 28 octobre:

 

L1030258.jpg

 

Il pourrait bien s'agir d'un carénage des réservoirs, notez la courbure, les deux trous laissant passer les supports d'aîles, les rivets ...cette photo peut être jointe à celles du support du pare brise: courbure, rivets, baguette...
Ensuite nous dire que l'analyse chimique et physique de l'alliage ne correspondait pas au matériel de l'époque?....nous doutons beaucoup plus de certains types d'experts à la solde de conclusions demandées d'avance, c'est là aussi de plus en plus clair.
Mais même si cela correspond bien, nous restons prudent...

Nous avons rencontré David MacVane, 83 ans, et son épouse Patricia, Il est avec son oncle Robert, décédé à 90 ans, l'un des pêcheurs qui a découvert ces pièces...il y en avait d'autres.
Ils nous on promis de regarder si d'autres photos auraient été prises.
On connait l'emplacement, les fonds vont de 50 à 160 pieds, cela vaut le coup de mettre deux ou trois plongeurs locaux sur le site en mai prochain.
Nous allons aussi prendre contact avec la fille de l'Historien Edward Rowe Snow qui s'était intéressée à ces épaves d'avion...
Nous restons prudent mais troublés par ces morceaux qui pourraient bien être des preuves incontournables, encore faut il bien comprendre et analyser les courants qui les auraient amenés jusque là...sans doute encore accrochés à un ou deux réservoirs vides?...
Son avis sur la dérive de la carcasse de l'avion et le moteur?
Il comprend bien la dérive des aîles et de la cellule de l'avion, allégée du moteur, par le courant du Labrador...quant au moteur, pour lui il est encore dans la zone du crash, devant Saint Pierre et Miquelon...

 

L1030202

 

2- Notre enquête s'est fortifiée avec les historiens du Maine et du Connecticut:


Bien entendu j'ai passé de longues heures fructueuses dans les archives et Public Library de Portland et de Boston:
J'ai pu ressortir des microfilms et une somme importante d'articles sur la disparition et les recherches de l'Oiseau Blanc.
Il en ressort que toutes ces recherches se faisaient entre Terre Neuve, et plus précisément entre Cap Race et la presqu'île de Burin, ou l'on a bien entendu l'avion et des explosions (ennuis de carburation, ratées, manque d'essence, tirs?...)
Nous avons identifié un nouveau coast guard ayant été vu à quai avec des morceaux d'aîles sur le pont !...
D'autre part j'ai trouvé la précision suivante concernant les deux aîles l'une au dessus de l'autre qui est mentionnée dans le télégramme de Rasmunsen début aout 1927....ces deux aîles ont été trouvées par un Pétrolier de la Gulf Star qui les a signalé aux Coast Guards de Norfolk, à suivre...
Plus de trente articles complémentaires fortifient notre thèse, regardez comment la presse signale les recherches avec les noms des Coast Guards....

 

Photode22oct.2013-copie-1.jpg

 

Le 23 Octobre, près de Portland, Daniel Zilkha avait convié une dizaine d'historiens et de journalistes du Maine à écouter notre enquête. J'avais préparé des dossiers et j'ai pu leur faire un exposé amical sur ces recherches sur leurs côtes, et leur demander leur aide...
Dès le lendemain matin ils me confirmaient leurs aides et leurs appuis,
Portland News me commandait un article pour début novembre, un vrai "appel à témoins"...

3- Notre Rendez vous avec le QG des Coast Guards District 1 à Boston le 29 octobre:


Excellent, nous avons été reçu, grâce au Consul général de France à Boston Fabien Fieschi à qui nous avions rendu visite le 22 octobre, et que nous remercions.
C'est donc le Lieutenant Joseph Klinker qui nous a reçu, au siège des CG District 1. Je lui avais préparé un dossier et bien entendu il a pu lire les télégrammes des CG, les notes de service demandant à ce qu'ils récupèrent les épaves en toutes discrétion, etc...il s'est piqué au jeu!
Dès le lendemain il envoyait des mails aux historiens compétents pour aider nos recherches et essayer de voir où ces morceaux d'aîles auraient bien été stockées....

4- Contacts avec les medias de Boston, Marblehead, Portland, du Maine etc...qui vont en parler.


France 2 avait dépêché Marie Pierre Farkas, Grand Reporter, Rédactrice Adjointe de France 2 pour venir et filmer le pêcheur et nos recherches sur place....

...Il ne reste plus qu'à continuer de plus belle !

Bernard Decré

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Rédigé par L'Oiseau Blanc

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