Le groupe des plongeurs démineurs de l'Atlantique

Publié le 1 Juin 2009

Christophe Héquet, du GPDA, a bien voulu nous expliquer le travail de son équipe :

Le détachement du Groupe de Plongeurs Démineurs (GPD) de l’Atlantique est arrivé à Saint-Pierre le lundi 25 mai 2009. Composée de 4 plongeurs démineurs et d’un expert sonar, cette équipe a débuté les opérations de recherche de L’Oiseau Blanc dès le mardi 26 mai 2009, au moyen d’un sonar latéral de type CMAX, remorqué depuis une vedette louée par l’association « La recherche de L’Oiseau Blanc ».

Ce matériel permet de réaliser une cartographie des fonds de la zone concernée en suivant des rails espacés d’une centaine de mètres. L’analyse a posteriori des bandes enregistrées par le système permet de mettre en évidence les échos sonars potentiellement intéressants, c’est-à-dire présentant des caractéristiques géométriques et des dimensions proches de celles du moteur de L’Oiseau Blanc et de ses réservoirs d’essence.

Les plongeurs démineurs ont débuté, en parallèle des opérations de recherche par sonar, les plongées destinées à identifier ces échos, qui se sont finalement avérés jusqu’ici être des rochers. Les fonds dans la zone de recherche de L’Oiseau Blanc sont en effet constitués de plateaux rocheux, augmentant la densité des échos observés à partir du CMAX.

Si la recherche d’un moteur d’avion ou de ses réservoirs, dans une zone particulièrement encombrée, peut nécessiter de nombreuses plongées d’indentification, la recherche d’une épave d’un navire de pêche, tel que le Ravenel, est moins complexe, sa taille et sa forme se détachant considérablement de tout les échos qui peuvent être observé sur le fond, quel que soit sa nature.

L’utilisation d’un sonar remorqué, par rapport à un sonar de coque, présente l’avantage de pouvoir travailler aux abords directs de hauts fonds en toute sécurité, le choix de l’embarcation (et notamment son tirant d’eau) remorquant le sonar étant adapté à la topographie des fonds.

Les 3 GPD de la Marine nationale, basés à Cherbourg, Brest, et Toulon, sont sollicités pour des missions très variées, allant de la destruction de munitions conventionnelles découvertes sur le littoral métropolitain à des missions de travaux sous-marins (renflouement d’épave par exemple) ou encore de service public. Au cours du premier semestre 2009, le GPD Atlantique a notamment été déployé pour des exercices ou des missions opérationnelles en Norvège, en Nouvelle-Calédonie, à Djibouti, au Gabon, à Abu Dhabi et à Bahreïn, avant d’apporter son concours à l’association
« La recherche de L'Oiseau Blanc ».

Christophe Héquet, GPDA. 

Rédigé par Christophe Héquet

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