Plus que 3 jours de recherches...

Publié le 11 Juin 2010

 

_69D7473.jpgLa zone de recherches pour L'Oiseau Blanc ne semble pas très vaste vue de loin, mais ce sont de grands carrés de plus de 2kms de côté à prospecter.

Le point positif : la qualité du fond ; en effet il est net, une grande plaine sans rocher, à 80 m de profondeur.

Hier, nous avons eu une alerte intéressante : Sébastien Goguet avait repéré sur son écran une forme de 12 m de long par 3 m de large. Nous avons pensé au fuselage du moteur jusqu'à la queue... Un deuxième passage sonar était nécessaire ! Malheureusement cette forme était un rocher plat !

Une question nous remue, et Pierre Lenormand, navigateur et pilote a raison : il y a eu certainement un problème technique à bord  de L'Oiseau Blanc, obligeant les pilotes à se poser assez loin... 

Ils devaient se poser plus près du port, et, une fois sur l'eau, se faire tirer par un canot... Mais pas à 2 ou 3 milles du port ! Ont-ils été atteints par cette hypothétique salve d'un coast-guard ou d'un bootlegger ? Le givre et la glace possible alourdissant subitement leur appareil... On situe ce moment vers 9h30.

Il est clair que si L'Oiseau Blanc s'était mal posé près du port, l'épave aurait été visible et les pêcheurs alertés...

rorqual.jpgNos recherches vont donc continuer toujours sur le sud-est des Grappins, sur ces fonds heureusement très lisibles... conscient aussi que L'Oiseau Blanc, une fois (mal) posé sur l'eau, va s'enfoncer doucement et "planer entre deux eaux" car ses réservoirs sont vides, et la coque en bois et toile assez flottante. Les restes plus solides : le fuselage et surtout la partie avant, c'est à dire le moteur, l'hélice, moteur-hélice, les trois réservoirs, restent nos cibles privilégiées !

 

Quant au Ravenel : Le commandant du Fulmar a insisté hier au breifing sur la direction des vents les 28, 29 et 30 janvier 1962 : Nord-Ouest.

Effectivement, il ne faut pas exclure dans nos recherches une arrivée du Ravenel plus nord de L'Ile Verte... Mais le cercle se réduit car nous avons à considérer : la présence de trois fusées le 30 à 23h, l'existence du chien qui a pu revenir à la côte, et la localisation des épaves.

Nos recherches futures devront étre rectifiées dans ce sens !

 

Vous vous imaginez bien qu'il nous faut rester zen... Et féliciter l'équipe en mer skippée par Pierre Lenormand, avec nos excellents techniciens et chercheurs Hervé Blanche et Sébastien Goguet ! Nous sommes très reconnaissants des conseils du commandant du Fulmar, qui nous aident et complètent utilement nos travaux !

Ce soir, Monsieur le Préfet Jean-Régis Borius, ainsi que le Président du Conseil Territorial Stephane Artano assisteront à notre briefing ; nous en sommes flattés. Ce rendez vous ouvert à tous et à toutes est très utile car nous recevons souvent des informations intéressantes autour d'un verre amical ! 

Photos : J.-Ch. L'Espagnol.

Rédigé par Patricia pour Bernard Decré

Publié dans #Actualités

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Coré Jules 10/11/2010 14:01


la suite de cette chanson "Quand l'oiseau blanc quitta la France pour rejoindre le sol Américain" J'ai entendu cette chanson a Paris en 1929.


Bruno Challe 12/06/2010 08:27


C'est passionnant de pouvoir ainsi suivre ton périple et quel calme pour rester ZEN comme tu dis si bien au milieu de toutes ces hypothèses qui tendent tout de même vers une solution du problème de
votre recherche.
Félicitations, courage et amitiés.
bruno