UN REPORTAGE DE 40' SUR FRANCE 2 LE 30 DÉCEMBRE À 13H15 !...

Publié le 25 Décembre 2012

Souvenez-vous, j'ai commencé mes recherches de l'Oiseau blanc en 2007, à la suite d'un cadeau de Noël 2006 de ma fille Angèle : le livre de Clive Cussler "Chasseurs d'épaves".. J'y ai lu page 273 et suivantes l'histoire de la mystérieuse disparition de l'Oiseau Blanc, que l'auteur situait alors dans le Maine.... J'ai réagi à cette conclusion que je trouvais irréaliste et c'est ainsi que je me suis embarqué dans l'aventure... Donc méfiez vous de vos cadeaux de Noël!....
Cette année, EN CADEAU DE NOEL FRANCE 2  FAIT UN REPORTAGE DE 40 MINUTES SUR NOS RECHERCHES DE L'OISEAU BLANC, QUI PASSERA LE DIMANCHE 30 DECEMBRE, A 13H15 DANS L'EMISSION DE LAURENT DELAHOUSSE !... Ce reportage est signé de Marie Pierre Farkas et de Jean Marie Lequertier, Grands Reporters à France 2.
Passez tous de très bonnes fêtes
Merci pour votre aide et votre soutien
Bernard Decré
Président de l'Association

Rédigé par L'Oiseau Blanc

Publié dans #Actualités

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Jean Francois Savarieau 02/02/2013 19:17

Bonjour Mr DECRE

Très passionnant reportage, très bien documenté, cela donne réellement envie d'en savoir plus, l'envie de connaitre la fin tout en conservant la part du mythe.
Pourriez vous m'indiquer quelques bons livres retracant cette histoire.
Bien cordialement

B.Decré 07/01/2013 15:38

Merci à PH.Colas pour sa réflexion judicieuse concernant la flottabilité probable du bloc moteur soutenu par ces trois réservoirs vides, mais servant de flotteurs... C'est pourquoi mon intention
est d'en savoir plus sur ce ferrailleur qui a pris possession de cette structure d'avion en 1959, rapporté par un pêcheur de Portland Maine? à suivre....
amitiés et merci pour vos suggestions

colas ph 01/01/2013 18:47

Beau reportage que celui de la recherche de l'oiseau Blanc, et intriguant à la fois. Beaucoup de piste ont été explorées et relatées avec grand soin. Il est un détail cependant qui n'a pas été
relevé et qui m'intrige.
La recherche du moteur à l'endroit supposé du crach me semble pas une bonne idée. Pourquoi; ce moteur sur son chassi que je pense être le même que celui des réservoirs "VIDES" et en liaison avec
des canalisations d'approvisionnement en essence que je pense être en cuivre à trés bien pu flotter pendant un long moment soit avanr de rompre les liaisons mécaniques, soit avant que les
réservoirs ne se soient rempli petit à petit.
Il est possible que bien des personnes aient pensées a ces détails mais dans le doute, j'ai pensé vous les suggérer à toutes fins utiles.J' ai confiance en votre tenacité et vous souhaite tout le
courage nécessaire et une bonne année en plus.

Jean-Pierre HERVET 01/01/2013 18:36

Je vous livre mes réflexions (pas nouvelles, je pense) :

Vers 9 h 30 heure locale, L’Oiseau Blanc atteint le Canada et survole le port de Harbour Grace, près de Sant John’s. Il se trouve alors à moins de 250 Kms de Saint Pierre. Il a mis 27h30 pour
franchir la distance Carrigaholt (côte irlandaise) - de Harbour Grace (côte canadienne) de 3 120 Kms à vol d’oiseau, à la vitesse moyenne de 113 Km/h. Comme il volait à la vitesse de 180 km/h entre
Dungarvan et Carrigaholt (heures de passages contrôlées), il est évident qu’il a rencontré de mauvaises conditions météo et rallongé sa route. Il est alors évident pour Nungesser et Coli qu’ils ne
peuvent plus atteindre New York, encore à 1880 Kms. Il ne leur reste plus qu’une autonomie d’environ 1000 Kms (7h à 150 Km/h).
Mais il est 9h du matin, le temps n’est pas mauvais (voir météo de Saint Pierre). Pourquoi amerrir à Saint Pierre avec encore 800 Kms d’autonomie à ce moment-là. Et les risques d’un amerrissage
avec 600 litres d’essence dans les réservoirs. Et un raid Terre-Neuve- Irlande a déjà été réussi en 1919. A partir de Harbour Grace, autant continuer jusqu’à la Nouvelle Ecosse toute proche (moins
de 600 Kms) et pourquoi pas jusqu’à la côte américaine du Maine à 1 100 Kms, en longeant la côte le long de la baie de Fundy. Quand il ne restera plus qu’une trentaine de minutes d’essence, on
choisira un brin de fjord abrité, ou une ile (la côte en est pleine), ou mieux encore, un lac (il y en a plusieurs), et on amerrira.
Un raid Paris – les USA, ça aurait quand même de l’allure, même si ce n’est pas New York, et sauverait l’opération.
J’émets cette hypothèse bien sûr en négligeant la possibilité d’un incident mécanique, toujours possible.
J’écarte à priori l’hypothèse (envisagée) de rallier Québec (un bel objectif aussi), car cette ville est à près de 1 360 kms à vol d’oiseau de Harbour Grace, et le trajet serait encore plus long en
suivant le Saint Laurent, et plus risqué.
Dans l’hypothèse Maine, l’autonomie probable de l’appareil devait l’amener vers la baie de Macchias vers 15h-17h heure locale et peut-être plus loin vers Portland (on va toujours plus loin que
prévu).

Les débris trouvés au large de Portland en 1958 pourraient valider cette hypothèse que l’avion est parvenu jusqu’au Maine.

Pour moi, L’objectif « normal » et faisable (sans incident mécanique) de Nungesser et Coli était la frontière des Etats Unis la plus proche, c'est-à-dire le Maine. C’est là qu’il y aurait eu le
plus de retentissement et aurait transformé ce raid en succès : la première liaison France – Etats-Unis dans les sens Est-Ouest.

Le choix d’un lac pour amerrir me semble le plus judicieux. Et l’on n’aurait pu alors contester que le territoire des Etats-Unis avait bien été atteint. L’hypothèse de l’un des lacs voisins de
Macchias, proches de la côte, me semble sérieuse.

Mais dans cette hypothèse, les autorités américaines auraient dû trouver rapidement l’épave et même les corps des aviateurs.
Et les seuls éléments matériels que nous ayons sont des débris trouvés dans la mer près de Portland et le rapport de garde-côte faisant état de débris à 400 Kms à l’Est de Norfolk.
Et beaucoup de témoignages contradictoires.

Il y a quelques années, c’était le grand mystère. Maintenant, nous avons presque trop d’indices.
Et les silences officiels semblent bien étranges.

Notes :
Je reconnais que je néglige une partie du témoignage du pêcheur saint-pierrais, Marie-Pierre Lechevalier, rapporté par l'ancien maire de Saint-Pierre Joseph Lehuenen[24]. Le matin du 9 mai,
Lechevalier est en train de pêcher la morue quelques miles au sud-est de Saint-Pierre lorsqu'il entend s'approcher le bruit d'un moteur d'avion, caché dans la brume. Ce bruit est soudainement suivi
du fracas d'un objet lourd plongeant dans la mer.
Bruit de moteur, certainement, puisque la route menée vers la Nouvelle Ecosse l’aurait fait passer dans ces environs. La chute de l’avion ? On aurait dû alors retrouver des débris (et 700 litres
d’essence) sur la mer.
Il y a d’autres témoignages qui conduisent vers le Maine, comme celui d’un pêcheur nommé Anson Berry qui aurait entendu un avion en difficulté survoler son camp de Round Lake, à une trentaine de
kilomètres au nord de la ville de Machias, vers la fin de l'après-midi du 9 mai. À cause du mauvais temps, Berry n'a pas vu l'avion, mais il a entendu un moteur avoir des ratés, s'arrêter, puis,
quelques instants plus tard, le bruit d'un crash. Les enquêteurs de TIGHAR (le groupe international pour la récupération d'avions historiques) en 1984 ont recensé les témoignages d'une vingtaine de
personnes ayant vu ou entendu un avion passer entre la frontière canadienne et Round Lake (près de Macchias) le 9 mai 1927, et recueilli notamment le témoignage de Raymond Beck, qui affirme avoir
trouvé près de Round Lake, en 1951, un moteur d'avion qui pourrait être le Lorraine de 450 chevaux de l'Oiseau blanc. Ce moteur aurait été à nouveau découvert, puis déplacé par des chasseurs, en
1974, au moyen de traîneaux de bois et ensuite perdu sans que TIGHAR retrouve sa trace. Entre 1984 et 1992, près de deux cents volontaires ont fouillé les collines bordant Round Lake à l'aide de
détecteurs de métaux, bénéficiant notamment du soutien technologique de la NASA et de l'US Air Force.
Il y a beaucoup trop de témoignages contradictoires.
De même, le rapport des gardes-côtes de Norfolk :
Ce rapport des gardes-côtes du 18 août 1927 indique latitude 37°06’ N Longitude 72] 46’ W. Cette position est au large du New Jersey, à environ 400 Kms plein Est de Norfolk. Je ne pense pas qu’en
trois mois, l’épave aurait parcouru 1 700 Kms depuis un point de naufrage à Saint Pierre. Cela ferait une dérive de 0,4 nœuds. C’est quand même possible. Un point de naufrage vers la côte du Maine
serait à 800 kms. Soit une dérive d’environ 0,2 nœuds. C’est très possible. A vérifier avec les courants.

Qu’est-il arrivé à l’Oiseau Blanc ?
Il reste deux hypothèses :
- Un capotage lors de l’amerrissage.
- Ou l’hypothèse « théorie du complot » : une dramatique méprise. Des gardes-côtes ou gardes frontières pensent qu’il s’agit d’un bootlegger (nous sommes entre la côte canadienne et la côte
américaine), ouvrent le feu… Cet incident malheureux serait bien sûr tenu secret d’un commun accord entre les gouvernements américain et français.
L’hypothèse de l’incident serait assez facile à vérifier. Il ne faut pas trop rêver à l’ouverture des archives. Mais quels étaient les gardes côtes (ou aussi gardes frontières terrestres) qui
patrouillaient ce jour là cet endroit ?
Quels étaient leurs membres d’équipage ? On peut retrouver leurs enfants et petits enfants. Peut-être (sûrement) le grand-père s’est-il laissé aller à quelques confidences.
En tout cas, cette enquête est plus simple à mener, et moins coûteuse, que de ratisser des milliers de Km2 de fonds marins.

Et surtout, il est évident que les archives américaines comme françaises ont beaucoup de choses à dire.

DAUCE 31/12/2012 16:57

Ce reportage sur France 2 m'a passionné ; je suis pilote privé et cette recherche de l'Oiseau Blanc me passionne. Que pourrais-je faire pour y participer ?
Je voudrais tant que ce soient Nungesser et Coli qui aient réussi la première traversée de l'Atlantique, surtout dans ce sens !