Publié le 5 Juin 2009

Troisième journée de recherches sur Bob-rocks, côtes de Terre-Neuve. Belle journée sur le plan météo, nous avons travaillé sur la zone Nord de Bob-Rocks, dans l'axe 50°-230°, effectuant10 rails de 2 milles de long, par 20 à 30 m de fond. Nous nous attendions, d'après  les cartes, à trouver une faille de 40 m : mais non, le fond sablonneux descend doucement, aucun écho.

Nous devions aussi retourner sur  "l'écho suspect" du 29 mai : deux plongées ont été exécutées sur ce point GPS, la première avec deux plongeurs, juste à la verticale, et l'autre avec trois plongeurs. Ils ont constaté une visibilité moindre : 5 à 7 mètres contre 20 m sur la zone de L'Oiseau Blanc, l'eau à moins deux degrés. Un détendeur a givré, c'est parait-il normal dans ces conditions, il faut seulement que le plongeur remonte aussitôt.


En clair : après analyse de notre travail nous nous sommes aperçus que nous avions fait une erreur de paramétrie (longueur de la remorque du sonar, et antenne GPS fixée sur le bateau), qui sera corrigée demain sur le même secteur ; cette erreur a mal guidé nos plongeurs qui sont sans doute descendus à côté de notre écho suspect.
Demain, la météo étant bonne, nous allons corriger notre tir, rétablir notre GPS comme il faut et retourner sur la cible suspecte.
Nous continuerons aussi à faire des rails un peu plus Nord, vers Lories, lieu ou des épaves du Ravenel avaient été trouvées, ainsi que, si le temps le permet, au Sud de la zone travaillée aujourd'hui.
Soyons franc, nous pensions avoir des résultats intéressants, ce n'est pas le cas, mais on sait pourquoi, on corrige le tir dès demain.
Au debriefing ce soir : les consignes étaient de bien rester dans les normes de sécurité, bien rester calme, nous avons encore cinq jours... C'est peu mais peut être auront nous de meilleurs résultats demain soir ? En tout cas toute notre équipe est partie se coucher rapidement...

Bernard Decré

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Rédigé par Patricia Lamy pour Bernard Decré

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Publié le 4 Juin 2009

Très belle journée sur Saint-Pierre, beau temps, vents de secteur Sud-Ouest entre 15 et 20 noeuds, un peu fort pour faire de bons rails avec le sonar dans la zone Ravenel ; nous en avons donc profité pour continuer nos recherches sur l'Oiseau Blanc, et terminer le grand triangle : Ile aux Marins, Gallantry, Enfant perdu. Quelques échos, mais rien de significatif n'a été décelé par les plongeurs. Par contre, une nouvelle information confirmée par deux sources différentes nous révèle qu'il faut rechercher dans le Suet (Sud-Est) des Grappins à une distance d'environ un nautique.
Dans ce secteur, la profondeur est de 60 à 70 m, ce qui est trop pour nos plongeurs, mais le sonar nous indique que les fonds sont sablonneux, pas de rocher : idéal pour faire au moins une série de rails avec le sonar. Nous l'avons donc fait, dans l'axe 230°- 50°, rails de 2 milles de long, et de 180 m de large.
Nous continuerons sur le Sud-Est des Grappins et si nous avons un écho sonar intéressant, les plongeurs peuvent aller à 35 m et regarder ou descendre une caméra jusqu'au fond.


Pour les recherches sur le Ravenel : la météo semble favorable pour demain et après demain. Donc petits déjeuners à 7h30 et appareillage dans la foulée avec les deux bateaux : le Fulmar et le Zéphyr, plus le zodiac des plongeurs.
Lieu de recherche: toujours sur Bob-Rocks, mais un peu plus au Nord-Ouest vers Lories. Là nous effectuerons des rails Nord-Sud d'à peine un mille.
Parallèlement nos plongeurs effectueront une reconnaissance sur les deux échos qui nous intriguaient lors de nos rails du 29 mai, pour vérification.
Si le temps et la météo sont cléments nous ferons également une série de courts rails au Sud-Est de la zone où nous avons relevé ces échos suspects.
En résumé : journée intense, nous serons encore demain en veille attentive et toute notre équipe est ultra-motivée.
Nous n'avons plus que 6 jours de recherches, c'est peu , soyons le plus efficace possible ! La Fête des marins approche, nous aimerions leur apporter à cette occasion une bonne nouvelle !

Depuis le 20 mai pour notre équipe d'encadrement et depuis le 25 pour les plongeurs, nous travaillons sans cesse, les travaux sur l'eau demandent une précision de chirurgien, des routes (ou rails) tirées au cordeau, les plongeurs sont exemplaires, demain ils iront par 30 m de fond, et trouveront une eau à moins trois degré !

Bernard Decré

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Rédigé par Patricia Lamy pour Bernard Decré

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Publié le 3 Juin 2009

Huitième jour de recherches.

Nous sommes à la moitié de notre calendrier de recherches, et tous les jours nous avons de nouveaux  indices ou renseignements
.

Pour les recherches sur le Ravenel, nous allons retourner sur la zone de Terre-Neuve (Bob-Rocks) jeudi et vendredi prochain, car les prévisions météo sont bonnes, et  nous plongerons sur les échos que nous avons relevés le 29 mai, pour vérification.
Nous continuerons à quadriller sans doute plus au nord-est de Bob-Rocks, vers Lories.


Pour L'Oiseau Blanc, nous aurons consciencieusement balayé un grand triangle partant de la pointe à Bertrand, l'Enfant perdu et Gallantry. Nous allons là aussi analyser encore certains échos de la taille du moteur de l'avion. Grâce à une nouvelle indication reçue ce matin, nous chercherons également à un mille nautique au sud-est des Grappins ; là, les fonds sont de 70 m, pas question de plonger ! Nous enverrons une petite camera avec un câble de 120 m. Nous en profiterons pour regarder également tout autour des Grappins.

Beaucoup de monde au briefing de ce soir, RFO retransmettant quelques minutes après ce rendez-vous  enrichissant.
L'ambiance est toujours aussi bonne, ce soir nous entourions notre ami Cyril Hoffstein, du Figaro Magazine qui rentre en Métropole demain.

Bernard Decré

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Rédigé par Patricia Lamy pour Bernard Decré

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Publié le 2 Juin 2009

Lundi de Pentecôte :
L'aventure est aussi faite de petits tracas : Monsieur Poulain, le courageux propriétaire du Zéphyr est tombé sur le pont avant de la vedette, nous craignions une côte
cassée, mais il a décidé de continuer les recherches avec nous. Alors que nous reprenions nos "runs" parallèles de
1 500 m, autre incidant : le sonar s'est pris dans un filet à saumon posé au petit jour. Finalement, il se dégage !  
Après l'arrivée de notre équipe de production, menée par Louis
-Pascal Couvelaire, nous sommes tous invités à la Mairie ou Madame le Maire nous reçoit pour un verre de l'amitié, entourée de son équipe municipale.

Demain, nous demanderons au Commandant du Fulmar d'aller avec des plongeurs vérifier le point suspect du deuxième round sur Bob-Rocks, pendant que le Zéphyr terminera la zone de la pointe à Bertrand. Il nous faut utiliser tous les crénaux météos, et les moyens disponibles ! Tout cela en pensant aux angles de prises de vues, en continuant les rendez-vous pour obtenir des renseignements, dont un nouveau ce soir qui nous confirme la route de L'Oiseau Blanc au sud Terre-Neuve !

Bernard Decré

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Rédigé par Patricia Lamy pour Bernard Decré

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Publié le 1 Juin 2009

Samedi 30 mai :

"Ciel pommelé, femme fardée, sont de courte durée...  vieux proverbe marin !

La journée fut splendide, on se baladait avec un petit chandail à Saint-Pierre, inondé par un soleil radieux !
En fin d'après-midi, le ciel avait ces petits nuages, côte à côte, il devenait "pommelé", ce qui veut dire que le beau temps était passé. Et ce matin, nous nous sommes réveillés sous un crachin bien breton, avec un petit vent forcissant de 15 à 25 noeuds, et une mer trop formée pour permettre la sortie des bateaux trainant le délicat sonar.
Malgré tout, les plongeurs sont allés dans la zone de recherche de L'Oiseau Blanc vérifier les échos qui nous paraissaient suspects : rien, ou plutôt seulement des rochers de la taille du moteur Lorraine Dietrich de 400 kilos...

Pendant qu'ils plongeaient, Pierre Lenormand, les deux journalistes du Figaro magazine, et moi sommes allés refaire un tour à la maison de retraite, pour dire un petit bonjour à nos anciens, et les écouter. On n'écoute pas assez les anciens !
Dans l'entrée, nous croisons un jeune homme de 90 ans : Jean Yon, qui à 7 ans avait  vu passer l'avion de Lindbergh, en rentrant de l'école ! 17 jours après la disparition de Nungesser et Coli ! En pleine forme, il nous parle de Lindbergh, de la prohibition, nous donne son avis sur L'Oiseau Blanc ; on l'aurait écouté des heures, on reviendra !
Pour lui, comme pour beaucoup, il est fort probable que L'Oiseau Blanc s'est abîmé dans le coin, vers le phare de Gallantry...

Plus tard, lors du désormais traditionnel debriefing public de la journée, nous avons eu la visite de Monsieur le Préfet, et l'anniversaire de Christophe Héquet, le jeune Capitaine responsable du groupe de plongeurs, qui a partagé avec tous son gâteau d'anniversaire. 

La grande librairie Sogale, à Saint-Pierre, a fait une vitrine sur Nungesser et Coli : Bravo ! Dans la rue la mayonnaise prend bien et la population de Saint-Pierre est d'une très grande gentillesse avec nous. nous faisons tout pour essayer de leur apporter des réponses.



Dimanche 31 mai :

C'est le dimanche de la Pentecôte, grand messe à la cathédrale, Monseigneur Fisher officie en grande pompe : mitre, crosse et amples bénédictions... Dans le fond  "l'Esprit-Saint" était un oiseau blanc, nous lui confions nos intentions, et nos espoirs !
Nos amis de France 2 : Marie-Pierre Farkas et Jean-Marie Lequertier, qui sont arrivés hier soir dégustent le brouillard - crachin local, permettant d'adoucir toutes les jolies couleurs des salines, et des bateaux.
Embarquement et navigation dans le secteur "Oiseau Blanc". Le vent est faible : 15 kt, du Sud-Est, mais nous héritons d'une houle résiduelle assez importante et bien désagréable. Par contre les prises de vue du Zéphyr, sortant de la brume entre le phare de l'Ile aux Marins et la pointe à Bertrand, sont dignes du "Crabe Tambour" !
Notre vedette monte et descend doucement sur ces longues houles, à trois noeuds, trainant son sonar sur de longs rails d'environ deux nautiques, orientés Est-Ouest. On effectue une série de plongées pour vérifier certains échos.
Prises de vue magiques dans la maison de pêcheur familliale de Jules Girardin, un personnage merveilleux  à la barbe blanche, cachant à peine ses colliers de crucifix et médailles pieuses. Son mini-musée sur les lignes de pêche, et les bouées multicolores mérite à lui seul le voyage. C'est un émerveillement pour un aquarelliste, et notre ami cameraman déguste ces plans uniques !
Au debriefing de 19h, autour d'un verre amical, le point est fait par Christophe Héquet et Stéphane Celton, le grand spécialiste de l'analyse des données du sonar.
Les prévisions météo pour demain 1er juin restent sur du brouillard le matin et vent faible. Il est donc probable que nous allons retourner sur le secteur "Oiseau Blanc".
Nous devrions avoir du beau temps mardi ou mercredi, ce qui nous permettrait d'aller sur la zone  de recherches du Ravenel où nos plongeurs effectueront des plongées sur les échos "suspects" que nous avons identifiés, nous permettant d'avancer dans ce secteur.
Il ne nous reste plus que neuf jours de recherches... Le temps passe trop vite, mais c'est un vrai travail de fourmi ! Seul l'acharnement paiera, nous en sommes bien conscients et nous continuons !

Je maintiens mes pronostics :
50 % de chances pour retrouver les traces du Ravenel, si la météo nous permet d'aller sur la zone.
20 % pour L'Oiseau Blanc, mais rapelons qu'il a fallu beaucoup de chance et 9 ans pour retrouver l'avion de Saint Ex !

Bernard Decré.

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Rédigé par Patricia Lamy pour Bernard Decré

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Publié le 1 Juin 2009

Christophe Héquet, du GPDA, a bien voulu nous expliquer le travail de son équipe :

Le détachement du Groupe de Plongeurs Démineurs (GPD) de l’Atlantique est arrivé à Saint-Pierre le lundi 25 mai 2009. Composée de 4 plongeurs démineurs et d’un expert sonar, cette équipe a débuté les opérations de recherche de L’Oiseau Blanc dès le mardi 26 mai 2009, au moyen d’un sonar latéral de type CMAX, remorqué depuis une vedette louée par l’association « La recherche de L’Oiseau Blanc ».

Ce matériel permet de réaliser une cartographie des fonds de la zone concernée en suivant des rails espacés d’une centaine de mètres. L’analyse a posteriori des bandes enregistrées par le système permet de mettre en évidence les échos sonars potentiellement intéressants, c’est-à-dire présentant des caractéristiques géométriques et des dimensions proches de celles du moteur de L’Oiseau Blanc et de ses réservoirs d’essence.

Les plongeurs démineurs ont débuté, en parallèle des opérations de recherche par sonar, les plongées destinées à identifier ces échos, qui se sont finalement avérés jusqu’ici être des rochers. Les fonds dans la zone de recherche de L’Oiseau Blanc sont en effet constitués de plateaux rocheux, augmentant la densité des échos observés à partir du CMAX.

Si la recherche d’un moteur d’avion ou de ses réservoirs, dans une zone particulièrement encombrée, peut nécessiter de nombreuses plongées d’indentification, la recherche d’une épave d’un navire de pêche, tel que le Ravenel, est moins complexe, sa taille et sa forme se détachant considérablement de tout les échos qui peuvent être observé sur le fond, quel que soit sa nature.

L’utilisation d’un sonar remorqué, par rapport à un sonar de coque, présente l’avantage de pouvoir travailler aux abords directs de hauts fonds en toute sécurité, le choix de l’embarcation (et notamment son tirant d’eau) remorquant le sonar étant adapté à la topographie des fonds.

Les 3 GPD de la Marine nationale, basés à Cherbourg, Brest, et Toulon, sont sollicités pour des missions très variées, allant de la destruction de munitions conventionnelles découvertes sur le littoral métropolitain à des missions de travaux sous-marins (renflouement d’épave par exemple) ou encore de service public. Au cours du premier semestre 2009, le GPD Atlantique a notamment été déployé pour des exercices ou des missions opérationnelles en Norvège, en Nouvelle-Calédonie, à Djibouti, au Gabon, à Abu Dhabi et à Bahreïn, avant d’apporter son concours à l’association
« La recherche de L'Oiseau Blanc ».

Christophe Héquet, GPDA. 

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Rédigé par Christophe Héquet

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Publié le 30 Mai 2009


Un temps superbe, exceptionnel ciel bleu, peu de vent, idéal pour cette deuxième journée de recherches sur le Ravenel, avec nos deux bateaux, bien équipés. Nos amis journalistes du Figaro magazine sont arrivés et nous accompagnent.

15 aller-retours de 1 mille et demi, espacés de cent mètres au milieu de globicéphales, de phoques et à quelques centaines de mètres des baleines. Les phoques, pas du tout intimidés, sont allés examiner notre équipement à proximité du Zéphyr.
Les liaisons VHF entre la zone de Bob-Rocks et Saint-Pierre sont parfaites : 18 km en ligne directe.

Un écho retient notre attention parmi les centaines pris par le sonar. Nous avons ses coordonnées GPS, et nous nous rendrons sur place dès que possible pour vérifier ce qu'il cache, grâce à nos caméras et aux plongeurs du  GPDA
Mais la météo prévoit demain - samedi - du mauvais temps : pluie et vent de sud-est à 25 knt ce qui empèchera peut être nos recherches sur L'Oiseau Blanc. De ce côté là aussi, les plongeurs et le sonar concordent : quelques échos ont l'air interessants !


A suivre...

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Rédigé par Patricia Lamy pour Bernard Decré

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Publié le 29 Mai 2009

Première journée de recherches sur le Ravenel :

Très belle journée : grand soleil, air frais mais agréable, un vent léger de 15 Knt de Nord-Ouest nous permettant d'aller travailler pour la première fois sur la zone du Ravenel, ce pauvre bateau de pêche de Saint-Pierre
qui a disparu le 29  janvier 1962, sur les côtes de
Terre-Neuve, à 18 kilomètres à peine de  Saint-Pierre,  par une forte tempête, des vents allant à 60 knt, avec 15 marins du pays à bord !


Ce drame est encore très présent dans le cœur de nos amis ; on sent le besoin de savoir où est la dernière demeure d'un oncle, d'un père, d'un fils, pour clore ce triste épisode... Et cependant, pour certains, le désir de pas les rechercher.
Etant donné le matériel mis à notre disposition pour les recherches de L'Oiseau Blanc, et à la demande de l'Association Ravenel, nous n'avons pas hésité à tenter de contribuer à élucider ce mystère, en donnant la position du navire... Mais c'est sans compter sur les forces de la mer, des courants, des années ! Même bien équipés, nous aurons du mal à le trouver car il faut un temps calme, ce qui était le cas aujourd'hui.


Nous avions deux bâtiments à notre disposition aujourd'hui : le Fulmar, patrouilleur de la Gendarmerie Maritime de 39 m, et son excellent équipage dirigé par le Commandant Chauveau, et la vedette Zéphyr de Mr Poulain, pilotée par Pierre Lenormand. Nous avons effectué quinze passages de sonars sur une distance de 1 500 m, écartés de 100 m à chaque passage. Ce soir, nous avons visionné avec les spécialistes les images du fond, mais  n'avons rien repéré. Nous sommes déçus, mais pas abattus : demain nous effectuerons, dans la même zone, un autre balayage.

Le plus terrible, c'est que certains "savent bien où il est"... ! Les gens commencent à nous parler, à nous dire qui sait, pourquoi on se tait... Si un Saint-Pierrais ou quelqu'un en Métropole sait quelque chose - des anciens des Affaires maritimes, par exemple - qu'ils appellent anonymement notre service de presse
(+ 33 (0) 1 69 07 40 80) qui me contactera. Nous gagnerions du temps, et les familles seraient reconnaissantes !

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Rédigé par L'Oiseau Blanc

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Publié le 28 Mai 2009


La météo nous avait prédit du mauvais temps, ce fut une journée ensoleillée avec un bon vent frais de 25 noeuds de nord-ouest.
Nous avons dû rester sur l'Ile aux Marins et le phare de Galantry à la recherche de L'Oiseau Blanc... Onze aller-retours de 1 miles à 3 kt, pour enregistrer des échos au sonar... A terre nous prenions des relevés d'axes d'amerrissage possibles, vers l'entrée du port. Certains points plus marquants ont été définis, nos plongeurs pouvant travailler dans une eau très claire, car le plancton n'est pas encore actif, il fait trop froid.

Ensuite, visite approfondie de l'énorme décharge de Saint-Pierre, pour voir, à tout hasard, si un pêcheur n'aurait pas dragué des morceaux d'avion, de moteur, ou d'hélice... Nous avons tout de même eu la confirmation hier de l'existence d'un débris d'aile ou d'aileron dans une des salines, par le fils de l'ancien propriétaire.

Demain nous pensons avoir des vents à 10 - 15 kt nous permettant d'aller travailler sur la recherche du Ravenel, sur les côtes de Terre-Neuve distante de onze miles de Saint-Pierre. Désirant travailler au maximum, nous mettrons nos deux navires plus un zodiac sur la zone de Bob-Rocks :  46°51,45N 55°57.5W

Les échos sonars seront plus parlants étant donné la grosseur de la cible : un navire de 35 m, que nous supposons coupé en deux, mais plus facile à détecter.

Espérons que le temps s'y prêtera, et que les échos sonars seront les bons.

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Rédigé par Patricia Lamy pour Bernard Decré

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Publié le 27 Mai 2009

Saint-Pierre, 26 mai, tard dans la nuit.

Avec un jour d'avance sur notre programme initial les premières recherches en mer se sont effectuées dès ce matin. Nos plongeurs étaient ultra motivés, le matériel prêt, et la météo plutôt clémente, bien que, la nuit précédente, nous ayons eu un peu de neige. L'eau en surface est à 3°C, mais translucide, nous permettant de voir jusqu'à 25 m de profondeur.  Les plongeurs étaient surpris de la luminosité et de cette clarté, ravis de plonger dans ces eaux limpides !
Notre zone de recherches se trouve sur des hauts fonds, avec des récifs assez pointus, et nous avons utilisé la vedette de 11 m, le Zéphyr, loué à un membre du club Nautique, Monsieur Poulain. 

Nous avons fait nos premières passes,ou "runs"de 1 500 m de long sur deux fois 80 m de large, onze fois d'affilée, guidés par un GPS couplé à l'enregistreur et au moniteur, et à une vitesse constante de trois noeuds, le sonar entre cinq et dix mêtres de fond. Il faut une grande attention de la part du pilote car les passes doivent être bien droites et parallèles.
Ces passes ont été effectuées dans la zone sud de "L'Enfant perdu", sous l'Ile aux Marins, plus exploitable aujourd'hui ; le vent ne nous permettait pas de travailler sur les côtes de Terre-Neuve, pour rechercher le Ravenel, notre autre mission.
Le sonar a relevé beaucoup d'échos, qui sont analysés par Stephane Celton, notre spécialiste du décodage ; un long et fastidieux travail qui va lui prendre une bonne partie de la nuit.
C'est lui qui  sélectionnera les échos intéressants, et grâce aux coordonnées GPS de ces échos, nous enverrons une camera ou un plongeur sous l'eau pour savoir ce qu'ils cachent. Première constatation : beaucoup d'échos, épaves nombreuses, canons, ferrailles, et peut être au milieu de tout ce bric à brac le moteur Lorraine Dietrich 12 cylindres de L'Oiseau Blanc, une masse de 450 kg et son hélice ? Peut-être aussi les restes des réservoirs... 

Devant la puissance de la mer, au contact des milliers de naufrages qui eurent lieu sur l'archipel, on se sent tout petits...

Ce matin pendant que les plongeurs étaient sur l'eau, nous avions une réunion avec quatre pilotes d'Air Saint-Pierre, pour regarder et analyser les types de météo qu'auraient pu rencontrer Nungesser et Coli. Notre hypothèse est admise : couche de trente mêtres de brouillard entourant comme une écharpe l'Ile de Saint-Pierre; nos pilotes devaient voir les hauteurs de l'Ile, mais ils devaient traversent cette couche pour amerrir...

Autour de nous, le monde commence à s'agiter : mails, coups de fil des rédactions, demandes d'exclusivité difficiles à donner... Plus réelles, des rencontres avec la population qui nous interpelle : "alors il parrait que vous avez trouvé un bout de l'avion ?" Nous restons prudents, ce ne sera pas facile, même pour le Ravenel, car les courants et les tempêtes peuvent facilement déplacer les épaves, mais nous sommes toujours aussi gonflés nous formons une équipe soudée,  je crois bien compétente, chacun à sa place. Nous avons encore 15 jours devant nous, il  faut jouer avec la météo au plus fin ; le temps change un peu comme en Patagonie :  très vite, très brusquement... Mais le ciel est avec nous : ces cinq derniers jours il n'y a pas eu de brouillard.

Demain le temps sera mauvais, les nuages assez méchants, nous attendons des vents à 30 noeuds, et de la pluie ou de la neige ! Nous comptons donc toujours sortir sous l'Ile aux Marins, et refaire des passes plus à l'ouest.
Nous aurons comme d'habitude notre briefing-petit déjeuner à 8h, et comme tous les soirs un debriefing devant les cartes, auquel nous invitons maintenant le public. La mayonnaise prend bien avec les habitants, le directeur de la Poste a reçu de Monsieur le Préfet, l'autorisation de faire un timbre officiel sur nos recherches, avis aux collectionneurs !


Crédit photos : J.-Ch. L'Espagnol.

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Rédigé par Patricia Lamy pour Bernard Decré

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