Publié le 4 Juillet 2013

Rediffusion du sujet sur l'Oiseau Blanc de 40 minutes, fait par Marie Pierre Farkas et Jean Marie Lequertier grands reporters, et qui était passé le 30 décembre 2012 avec une audience record de 3,5 millions de téléspectateurs!

Unknown


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Publié le 1 Juillet 2013

Ci joint l'article paru le 24 juin signé de Pierre SPARACO d'Aeromorning, une Référence dans le milieu mondial de l'Aviation...

 


La chronique AeroMorning.com de Pierre Sparaco - Lettre d'information du 24 Juin 2013

Nungesser et Coli

La réhabilitation historique peut-être à portée de la main.

C’est tout à la fois l’histoire de deux héros de l’aviation française des années vingt et celle d’un chercheur acharné aujourd’hui bien décidé à faire éclater la vérité : à bord de leur biplan Levasseur baptisé L’Oiseau Blanc, Charles Nungesser et François Coli auraient bel et bien traversé l’Atlantique, d’est en ouest, en mai 1927, plusieurs jours avant l’exploit de Charles Lindbergh. Et Bernard Decré, chercheur infatigable, entend le prouver.
Son combat est bien connu et il y a maintenant près de 5 ans qu’il défraye la chronique. Et peut-être est-il sur le point d’atteindre son but, sans intention quelconque de réécrire l’histoire. Tout le monde est heureusement d’accord sur l’essentiel, à savoir que Lindbergh est et restera à tout jamais le vainqueur incontestable de l’Atlantique nord. Nungesser et Coli, en effet, ont échoué dans la mesure où ils ne sont jamais arrivés vivants à destination. Plus personne n’a entendu parler d’eux après leur décollage du Bourget, le 8 mai 1927, à 5 h 51. Ils ont été vus pour la dernière fois à 6 h 04, au-dessus d’Etretat, alors qu’ils volaient, lourdement chargés, à 200 mètres d’altitude. Mais le silence qui a suivi ne signifie évidemment pas pour autant qu’ils soient tombés en mer avant d’atteindre l’Amér ique du Nord.
Tout au contraire, les indices se multiplient, des preuves semblent à portée de la main et Bernard Decré, sans se risquer à crier victoire, se sent tout près du but. Il voudrait, tout simplement, rendre à Nungesser et Coli ce qui leur est dû. Et c’est dans le Maine, et à proximité Saint-Pierre et Miquelon qu’il espère trouver la preuve irréfutable de ce succès. Solitaire en un premier temps, le combat est désormais encouragé de toutes parts et bénéficie notamment du mécénat du groupe Safran et de l’aide de trois ministères, ceux de la Défense, de la Culture et des Outre-Mer.
Lire gratuitement la suite sur http://www.aeromorning.com/chroniques.php?ch_id=1437
Pierre Sparaco - AeroMorning


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Publié le 27 Juin 2013

Aujourd'hui une page dans le New york times de Scott Sayare:

link

Egalement sur la chaine américaine de la défense:

link

Et également Discovery Chanel qui prépare plusieurs reportages,

et en premiere page et deuxième page entiere dans l'International Herald Tribune du 26 juin.

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Publié le 13 Juin 2013

Un grand merci aux journalistes pour cette couverture médiatique de grande qualité

 

L’Histoire de la recherche de l'Oiseau Blanc et de ses deux héros est passionnante, un vrai roman policier, la leçon de courage exceptionnelle de Nungesser et de Coli.

Merci d’avoir si bien traduit dans vos textes ou vos images, à nos concitoyens en panne de héros, l’histoire de ces deux hommes et la reconnaissance amicale de cette première traversée de l’Atlantique Est-Ouest, que nous avons fêtée ensemble à Saint-Pierre les 30, 31 mai et 1er juin 2013, en présence d’Erik Lindbergh, petit-fils du vainqueur du prix Orteig (New-York-Paris).

 

Merci tout spécialement à :

TF1, France 2, France 3, France 5, France "O", Discovery Chanel, DefenseNews US, Galaxie Presse, RTL, Europe 1, France Inter, Radio Canada, l'AFP, L'Express, Le Parisien, New-York Times, 20 minutes, La Voix du Nord, l'Echo des Caps, la PQR, et les nombreux photographes...

Merci encore à la brillante équipe de Pascale Dubois, Directrice générale de la Communication du Groupe SAFRAN: Mariza Damiens, Directrice des Relations Publiques, Caroline Coudert responsable de la presse …

 

Plusieurs sujets sont actuellement en cours de montage, et le Groupe SAFRAN exposera la très belle maquette de l'Oiseau Blanc au salon du Bourget avec des images de la venue de son Président Jean Paul Herteman et d'Erik Lindbergh à Saint Pierre et Miquelon.

 

En dernière minute: Yves Calvi devrait nous consacrer son émission "C dans l'Air" du vendredi 14 juin, sauf évènement très important de dernière minute...

 

N.B.: Les enfants ne sont pas oubliés, la preuve, le compte-rendu que nous venons de recevoir de la classe de sixième du collège Saint Christophe de Saint Pierre.


www.saint-christophe.org

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Publié le 10 Juin 2013

Pour l'Oiseau Blanc :

C’est une campagne qui a marqué une grande étape: la reconnaissance de l'amerrissage de l'Oiseau Blanc devant Saint Pierre.

Cela ne fait plus de doute, comme nous le prouvent les télégrammes des coast-guards et les autres documents trouvés ces derniers mois dans les archives, ainsi que les toutes dernières déclarations de parents de pêcheurs ayant aussi entendu l'avion essayer de se poser!

Bien sûr, nos recherches sous marines continuent : cette année la météo ne fut pas aussi favorable que l'année passée nous privant de six journées de prospection.

De plus, il a fallu aussi consacrer certaines matinées aux équipes de télévisions, mais cela était aussi indispensable pour mieux faire connaitre nos recherches. Merci aux nombreux journalistes qui sont venus les 30, 31 mai et les premiers jours de juin.

Nous avons vécu des moments forts: en particulier le 31 mai 2013, la cérémonie à la mémoire de Charles Nungesser et de François Coli, où Erik Lindbergh, recevant des mains de Jean Paul Herteman, Président de SAFRAN, la gerbe de fleurs blanches qu'il déposa sur l'eau fut un grand moment d'émotion. C'était la réponse à la question de son grand père à son arrivée au Bourget, après son vol de légende : "a-t-on des nouvelles de Nungesser et Coli... ?" En guise de discours, les quinze navires entourant notre vedette de recherches, firent entendre leurs cornes de brume pendant quinze longues secondes...

Toutes les autorités de Saint-Pierre étaient présentes. Et l’évèque de Saint-Pierre-et-Miquelon, à bord du canot de la SNSM, a béni discrètement cette célébration à la mémoire de Charles Nungesser et de François Coli.

Nous pensions à leurs descendants, et à l'Histoire de l'Aviation qui se corrigeait sous nos yeux. Nous remercions également les équipages des navires qui ont essayé de les sauver: le remorqueur Danjeac de Saint-Pierre, les navires canadiens, et les nombreux coast-guards américains ainsi que la Navy, plus de quarante navires.

Le temps était légèrement brumeux, et comme par miracle, le brouillard se leva pour laisser un doux soleil sur l'Ile aux Marins où une dégustation de homards nous attendait... La visite du merveilleux Musée Archipelitude faite par son sympathique guide Marc Dérible, nous a mieux fait comprendre la rude vie des Saint-Pierrais et spécialement celle des "Pieds Rouges"...

Un peu plus tard, en guise de salut, des jeunes orques venaient se frotter aux Zodiac de notre groupe découvrant le Grand Colombier!

Ces trois journées organisées par l'équipe de communication de SAFRAN et notre Association se déroulèrent dans un climat amical et de grande qualité, merci à tous les participants et aux Saint Pierrais.

Les journées de prospection pour l'Oiseau Blanc nous ont permis, grâce à notre équipe dirigée par Pierre Le Normand et les deux scientifiques Hervé Blanchet et Sébastien Goguet, d'affiner la zone de recherches. Nous sommes repassés sur ce morceau d'épave par 50m de fond, qui pourrait être le support des réservoirs, mais restons très prudents, car les morceaux de chaluts ou engins de pêche sont nombreux, seul un passage par un ROV (Robot camera sous marine) nous permettra de lever le doute.

Notre détermination à continuer la recherche du moteur est toujours aussi grande...et comme c'est toujours le cas, deux jours avant de démonter nos appareils, un  message nous était communiqué à l'hotel Robert, de la part d'un ancien pêcheur: "Un moteur d'avion, avec son hélice, aurait été repêché par un chalut à une dizaine de milles de la zone de recherches!"...dans les années 1970. Nous avons les noms de ces marins qui sont installés maintenant vers Saint Malo... On le sait, les chalutiers ont pu déplacer à plusieurs reprises ce bloc moteur et le rejeter à la mer... ne se doutant pas de la prise "historique" qu'ils avaient entre leurs mains...

Dès maintenant, nous allons aussi écrire aux Coast Guards américains pour essayer de mieux prospecter leurs entrepôts. L'action de notre Ambassadeur aux Etats-Unis, François Delattre, et la présence de l'Amiral Mark Batt, Commandant des Coast Guard, lors de la réception du 8 mai à Washington vont nous aider. Comme le travail si précieux des archivistes de la NARA, ainsi que des chercheurs des grandes Associations américaines sur l'Histoire de l'Aviation...

Notre équipe est « repartante » pour une nouvelle campagne en 2014.

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Hommage à Nungesser et Coli

 

Pour le Ravenel :

Le samedi 1er juin, les autorités de Saint-Pierre, le Président de SAFRAN, Eric Lindbergh, nos amis journalistes, l'Association "Les disparus du Ravenel", un nombre important d'habitants de Saint-Pierre, ainsi que notre équipe de recherches, s'étaient donné rendez vous à 9H, devant le Monument aux marins disparus en mer où le Président de SAFRAN déposa une gerbe blanche. En effet, au nom de la solidarité des gens de mer, une partie de nos recherches concernent aussi le Ravenel, ce chalutier de Saint-Pierre qui s'est perdu en janvier 1962 avec quinze hommes à bord.

Nous rentrons après avoir ratissé une zone fort importante, à Bob Rocks, et autour de la Grande Basse, sans rien trouver : nous savons au moins le chalutier n'y est pas...

Dans quelques semaines nous publierons les cartes de recherches effectuées.

Nous prenons dès maintenant contact avec le SHOM et les autres navires scientifiques devant passer autour de Saint Pierre fin 2013 et courant 2014.

Le Ravenel 

Nous préparons un rapport sur ces trois semaines trop vite passées, nous progressons, nous n'abandonnons pas, Winston Churchill n'a-t-il pas dit:

"La réussite, c'est d'aller d'échec en échec avec le même enthousiasme"... Mais il ne s'agit pas pour nous d'échecs, la mer est tellement grande et nous si petits.

 

Bernard Decré

 

 


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Publié le 4 Juin 2013

Photos : © Jean-Christophe L'Espagnol

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Publié le 4 Juin 2013

Album photo de l'hommage à Nungesser et Coli, 1er juin 2013, Saint-Pierre-et-Miquelon.


 En présence de Erik Lindbergh (petit-fils de Charles Lindbergh), de Jean-Paul Herteman, président de SAFRAN, et de Patrice Latron, Préfet de Saint-Pierre-et-Miquelon.

 Photos : ©Jean-Christophe L'Espagnol.

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Jean-Paul Herteman (à gauche, pdg de SAFRAN), Erik Lindbergh (au milieu), et Bernard Decré (à droite)

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Patrice Latron (à gauche Préfet de Saint-Pierre et Miquelon) et Jean-Paul Herteman (à droite pdg de Safran)

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Publié le 27 Mai 2013

Sébastien Goguet travaille pour la société française 3S Consult « Specialist Survey Services » qu’il

dirige depuis janvier 2013, en partenariat avec le groupe Swathe Services dont les branches sont

basées en Angleterre et en Australie. Ces sociétés très spécialisées fournissent du matériel et du

personnel qualifié et expérimenté pour l’ensemble des projets hydrographiques à travers le monde, de

l’éolien offshore aux mises à jour cartographique de port, en passant par les projets de dragage et

dans le cas qui nous intéresse, la recherche d’épaves.

 

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Hervé Blanchet dirige la société DRSM, Détection et Recherches Sous-Marines. Société spécialisée

comme son nom l'indique dans la recherche d'objets perdus ou égares tant en mer que dans des

plans d'eau intérieurs, principalement à l'aide de la magnétométrie.

DRSM travaille tant dans le monde des sociétés classiques du milieu maritime, que dans celui de

l'archéologie pour la recherche et la détection d'épaves anciennes généralement enfouies sous le

sédiment et détectables par la magnétométrie.

Auparavant il a travaillé à la CGG, Compagnie Générale de Géophysique, comme chef de mission sur

les navires de géophysique en haute mer durant sept ans. Puis au siège de la dite Compagnie comme

chef de projets au traitement des données marines durant huit ans.

 

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Sébastien fait partie du projet La Recherche de l’Oiseau Blanc et du Ravenel depuis 2010, c’est donc

sa troisième campagne de recherche sur la vedette Zéphyr. Il s’occupe de l’installation des

équipements scientifiques à bord du bateau lors de l’arrivée de l’équipe sur place, et pendant les

recherches en mer, il a en charge l’acquisition des données du sonar latéral, et gère le treuil servant à

tracter les équipements derrière le bateau. La navigation du sonar et du magnétomètre, surnommés

les « poissons », s’effectue grâce à un seul câble, donc un seul treuil, ce qui permet un gain de place

non négligeable à bord du bateau tout comme lors des transports du matériel entre l’Angleterre et St

Pierre. Le magnétomètre est donc accroché 10m derrière le sonar latéral, lui-même accroché au câble

du treuil. Sébastien doit dévirer ou reprendre du câble en permanence afin de conserver les poissons

à une altitude constante, généralement entre 10 et 15 mètres suivant la morphologie du fond marin.

Comme Sébastien, Herve fait partie du projet La Recherche de l’Oiseau Blanc et du Ravenel depuis

2010. Son rôle à bord du Zéphyr est semblable à celui de Sébastien à la différence près qu'il s'occupe

de la partie navigation en transmettant au skipper les informations pour que celui-ci puisse suivre les

lignes appelées « profils » de façon optimale. Il a aussi en charge l'acquisition des donnes du

magnétomètre tracte derrière le sonar latéral.


En amont, il s'occupe de la logistique de l'amené des matériels, le fret, de chez le loueur, la Cie GSE à

Aberdeen UK jusqu'à Saint-Pierre et Miquelon et en aval du retour des dits matériels. Bien sûr en

liaison avec les transitaires, Pentagon AirFreigh a Aberdeen et Alliance Europe a Saint-Pierre.

L’acquisition des données se réalise en suivant des lignes droites avec le bateau. L’aide du skipper

est donc précieuse pour faire naviguer le bateau de manière rectiligne pendant la longueur de la ligne

(pour exemple les lignes navigués pour la zone Oiseau Blanc actuelle font 1.4km de long, celles pour

la zone Ravenel dépassent les 3km, et nécessitent un peu plus d’une heure chacune), puis pour

accélérer pendant le virage à 180° avant de s’aligner pour la ligne suivante et de reprendre une

vitesse d’environ 3 à 4 noeuds.


L’espacement des lignes est choisi en accordance entre les besoins de détection du sonar et du

magnétomètre, le plus petit espacement étant pris en compte au final. Concernant le sonar,

l’espacement des lignes doit être fonction de la largeur de fauchée choisie, celle-ci étant fonction du

choix entre les modes haute et basse fréquence du sonar, choix lui-même fonction de la cible

recherchée. Deux exemples concrets : Pour la recherche du Ravenel, la cible est imposante, le mode

basse fréquence va donc fournir une qualité d’image suffisante pour identifier le chalutier, ce qui

permet d’utiliser une largeur de fauchée de 150 mètres (l’image sonar couvrira 150 mètres de chaque

côté du sonar), et donc le choix s’est porté vers des lignes espacées de 100 mètres. Pour la

recherche de l’Oiseau Blanc, la cible est très petite, il est donc nécessaire d’utiliser le mode haute

fréquence du sonar pour disposer d’une qualité d’image optimale, mais ce mode ne peut être utilisé

qu’avec une largeur de fauché réduite, elle est ici de 40 mètres, et les lignes sont espacés de 15

mètres.

 

Pour le magnétomètre, la distance inter-profil est choisie en fonction de la capacité du magnétomètre

à discerner une variation notable du champ magnétique sur au moins trois profils. Cette variation est

fonction de la masse de fer et de la distance à l'objet, enfoui ou non. Ainsi donc, un objet de 150 kg de

fer comme le moteur de l'Oiseau Blanc est discernable a 15 mètres, et un objet en acier de 200

tonnes comme le Ravenel est discernable a 100 mètres. La distance inter profil choisie sera de 100

mètres.


On voit donc que pour deux cibles différentes, l’avancement en termes de couverture peut être très

différent selon l’espacement des lignes.

 

Ainsi donc les surfaces couvertes en une journée :

 

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Publié le 26 Mai 2013

Déjà une semaine de recherches, avec un équipage qui connait parfaitement son travail, un bateau qui fonctionne bien, un matériel de détection fiable et de qualité. Entre deux météos favorables, nous avons pu continuer patiemment et méthodiquement nos grands rectangles de fouilles pour l'Oiseau Blanc au sud-est  des Grapineaux, par 45m de fond, où nos appareils effectuaient des rails (des couloirs) de 15m de large sur 1200m de long. Ces couloirs vont être élargis à l’avenir à 25m de large, la masse métallique recherchée étant d’environ 350kgs et non 150kgs. 

Le vrai problème est que la zone de recherche du moteur de l’Oiseau Blanc a été chalutée pendant des années. D’où la nécessité de chercher aussi autrement et d’interroger les pêcheurs qui auraient pu remonter ce moteur bien spécial… Nous enquêtons aussi près des anciens, "les Pieds Rouges", les habitants de l’Ile aux Marins, qui ont toujours dit « que l'Oiseau Blanc était passé par là.... » Rodrigue, notre ami conservateur du Musée de l Arche, consulte aussi les archives de 1927...

Pour le RAVENEL nos recherches se font sur deux zones différentes: la première juste au-dessus de Bob Rocks, par des fonds de 60 à 100m, en effectuant des rails de 100m de large sur 4 km de long, cherchant une masse métallique de 250 tonnes. Dix rails ont été effectués: le RAVENEL n’est pas dans cette zone, nous l’aurions vu sur nos appareils comme nous avions parfaitement repéré l’an dernier les épaves du Savoyard 2 et du Cupid... La deuxième zone est celle au-dessus de Grand Basse. Les recherches ont été interrompues par des vents qui formaient une mer hachée rendant impossible le travail à bord de notre brave vedette Zéphyr, les ordinateurs commençant à vouloir voltiger avec leurs ingénieurs. Nous sommes persuadés que le RAVENEL a sombré, soit en chavirant, soit par l’avant et qu’il doit être entier, et non drossé sur les rochers, car dans ce cas il y aurait eu beaucoup plus d’épaves sur la côte.
 
Le brouillard ne gêne pas nos recherches et les qualités de navigateur de notre skipper et ami Pierre Le Normand font le reste. Pour les plus jeunes qui ne le savent pas, Pierre Le Normand a du faire plus de 10 traversées de l'Atlantique à la voile (dans les deux sens). Il a gagné la Route du Rhum à bord de Kriter alors que le sponsor lui avait confié son bateau de course seulement quelques jours avant le départ, son skipper Malinowski ayant eu un accident sur les pontons. Pierre a également fait deux tours du monde à la voile et les expéditions et tournages des fameux documentaires de Nicolas Hulot. Il a aussi de nombreuses heures de vol vers le Pôle Nord et une qualification Hydravion.... Notre équipe est très fière de l’avoir, il sait tout faire.
 
La météo est bien moins bonne que l’année passée. Nous sommes surtout gênés par la houle et le mauvais clapot. Mais nous sortons tous les jours. Si la mer n’est pas praticable, nous rentrons, car nous ne voulons pas prendre de risques inutiles. Nous veillons sur la fréquence 72. Le temps est assez gris, pas notre moral, ni notre obstination.
 
A terre, nos recherches et contacts se poursuivent. Le soir à 19h à l’hôtel Robert, nos portes sont ouvertes et les Saint-Pierrais peuvent venir poser des questions, écouter nos spécialistes et nous apporter aussi leurs réflexions et indications...
Nous avons appris que L’Express consacrait cette semaine un dossier très complet (7 pages) à nos recherches. Mais ici à Saint Pierre, il nous faut attendre quelques jours pour avoir ce journal.
 

A bientôt

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Pierre Le Normand

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Publié le 22 Mai 2013

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Sébastien Goguet, Hervé Blanchet, Pierre le Normand, Stéphane Poulain, Bernard Decré
Photo : Jean Christophe L'espagnol

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